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Plus de 40% des jeunes LGBT ne se sentent pas en sécurité à l’école

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Un quart des jeunes LGBT fait également face à de la violence physique | © Unsplash

Société

Plus de 40% des jeunes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres) ne se sentent pas en sécurité à l’école, rapporte vendredi la VRT sur base d’une enquête menée par l’association Çavaria auprès d’élèves holebi flamands.

Un quart d’entre eux fait également face à de la violence physique, et un quart avoue même avoir été absent au moins un jour le mois précédent en raison de ce sentiment d’insécurité. Tous les jeunes interrogés ont indiqué avoir déjà reçu des commentaires négatifs sur leur orientation sexuelle. La moitié précise que les enseignants n’en parlent jamais tandis que 10% soulignent que ces réflexions sont justement énoncées par des professeurs.

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Près de la moitié a déjà été victime de violence verbale, un quart de violence physique. 43% ont en outre été confrontés à du harcèlement sexuel. 8% ont encore reçu des coups en raison de leur orientation sexuelle. La cause LGBT n’est que très rarement abordée en cours.

« Nous sommes quand même surpris par ces chiffres », a indiqué Jeroen Borghs de Çavaria. « D’un autre côté, il y aussi un certain nombre de choses positives que nous pouvons retirer de cette enquête. Il semble qu’une école qui porte beaucoup d’attention à la cause holebi et dont les professeurs sont engagés, a un impact positif énorme sur le bien-être des élèves holebis et transgenres ».

La police et la justice doivent agir

La police et la justice doivent pouvoir mieux combattre les discriminations envers les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres). C’est ce que stipule un plan d’action de la secrétaire d’Etat à l’Egalité des chances Zuhal Demir (N-VA) que relaient vendredi les journaux Het Nieuwsblad, De Standaard et Het Belang van Limburg.Au total, Zuhal Demir prévoit 122 actions en collaboration avec ses collègues ministres du fédéral et des Régions. L’objectif est d’offrir des opportunités supplémentaires à la police et à la justice afin de combattre les discriminations sur bas de l’orientation sexuelle. « Ces discriminations sont malheureusement toujours présentes dans notre société », selon la ministre. En 2016, le centre pour l’égalité des chances, Unia, a ouvert 104 dossiers consernant cette problématique. Concrêtement, les agents de police recevront une formation supplémentaire. Un point de contact national sera mis en place et la discrimination envers les personnes transsexuelles devrait être plus sévèrement sanctionnée.

Avec Belga

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