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Aux abattoirs d’Anderlecht, des activistes bloquent « le couloir de la mort » et libèrent ses prisonniers

Lors de leur opération, le groupe d'activistes est parvenu à libérer quatre "rescapés" des abattoirs. | © Facebook : 269 Libération Animale

Société

Des activistes antispécistes de l’association 269 Libération Animale sont parvenus à s’introduire dans les abattoirs d’Anderlecht afin de bloquer la procédure d’abattage et de libérer les animaux condamnés.

 

« Après un blocage de 2 heures et 30 minutes, nous quittons l’abattoir d’Anderlecht avec quatre petits rescapés qui vont être acheminés vers nos sanctuaires et une immense tristesse pour toutes les victimes laissées derrière nous. » Sur ces mots, l’association 269 Libération Animale marque la fin d’une opération d’envergure. Tôt dans la matinée de ce jeudi 17 mai, 46 activistes « antispécistes » ont pénétré dans l’enceinte des abattoirs d’Anderlecht. L’objectif de leur opération : bloquer « le couloir de la mort », par lequel passent les bêtes condamnées à l’abattage.

Prendre le taureau par les cornes

« Le mouvement antispéciste a suffisamment supplié les gouvernants, marché gentiment dans la rue le samedi et déjà trop pactisé avec les industriels de l’exploitation animale », écrit l’antenne belge de 269 Libération Animale sur sa page Facebook. « Tout ça pour quoi ? Aucun résultat ! » C’est pourquoi ils ont décidé de prendre les devants en bloquant eux-mêmes la production et l’abattage des animaux sur le site d’Anderlecht. « Ces lieux doivent disparaître ; à nous de les envahir, de les bloquer, de les paralyser », poursuivent les organisateurs de l’action.

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Même si le groupe d’activistes est parvenu à libérer quatre « rescapés » des abattoirs, le malaise demeure au sein des troupes. « Nous pensons à ces chevaux résignés et ‘rangés’ par ordre d’exécution le long du mur de cette bouverie crasseuse, à ces vaches hurlant leur désespoir, à ces chèvres et moutons qui attendaient la mort », concluent-ils.

Souriez, vous êtes filmés

Depuis plusieurs années, les abattoirs belges sont dans le viseur des défenseurs du bien-être animal. De Tielt à Izegem, des vidéos prises en caméra cachée révèlent les pratiques cruelles menées au sein des abattoirs et secoue de plus en plus le secteur de la viande. Résultat : toujours plus de caméras sont installées dans les établissements afin d’éviter les futurs dérapages en terme de maltraitance animale. Et pour surveiller de près les personnes impliquées dans le processus d’abattage.

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