Médecins du Monde inquiet du sort des migrants en Belgique durant la vague de froid

Médecins du Monde inquiet du sort des migrants en Belgique durant la vague de froid

Migrants froid

Avant d'arriver en Belgique, les migrants ont bien souvent déjà eu à subir de nombreuses difficultés, dont météorologiques, sur leur route. | © PHOTOPQR/LE PARISIEN

Société

L’ONG Médecins du Monde s’inquiète du sort des réfugiés en Belgique, mis de côté par le Plan Hiver en cette période de grand froid.

Ils sont au moins quatre à avoir péri du froid au cours des dix derniers jours en Europe. C’est que les migrants sont particulièrement touchés depuis le début de cette vague de froid qui devrait encore souffler au moins une semaine. À tel point que l’ONG médicale Médecins du Monde a appelé mardi les autorités, les citoyens et les organisations humanitaires à la solidarité envers les réfugiés, particulièrement en Belgique où l’on annonce jusqu’à -12 degrés mercredi matin.

L’organisation estime que pas moins de 200 réfugiés et migrants sont en transit, rien que dans et autour des gares bruxelloises du Nord et du Midi. « Dans la nuit du 12 au 13 janvier, nous avons compté environ 150 réfugiés et migrants en transit à l’intérieur et aux alentours de la gare du Nord. À la gare du Midi, il y avait environ 50 personnes. La majorité d’entre eux a fui des zones de guerre et de conflits comme le Soudan, l’Erythrée, l’Iran et la Syrie », indique le directeur des opérations chez Médecins du Monde Belgique, Stéphane Heymans.

Les réfugiés pas pris en compte dans l’organisation du Plan d’Hiver

L’organisation se dit également préoccupée par la situation à Zeebrugge, où sont actuellement bloqués une trentaine de réfugiés. « À Bruxelles, les réfugiés qui le désirent peuvent encore se rendre au Plan hiver en cas de froid extrême. À Bruges, c’est très difficile : pour l’ensemble de la région, il n’y a que dix lits destinés à accueillir des sans-abris et seulement cinq jours sur huit. Les réfugiés présents sur la côte se retrouvent de facto à la rue, dans des squats sans eau ni électricité ou – dans le meilleur des cas -, accueillis chez des habitants », explique encore M. Heymans.

Médecins du Monde constate que les centres urbains flamands et wallons n’ont quasiment pas tenu compte de l’impact de la crise des réfugiés dans l’organisation du Plan hiver. Ce qui a pour conséquence que les centres ne sont pas adaptés à cette population ou manquent de capacité d’accueil. Médecins du Monde en appelle à la solidarité des autorités, des citoyens et des organisations humanitaires: « Depuis le début de la vague de froid, quatre réfugiés ont déjà succombé au froid en Europe. Faisons en sorte que cela ne se produise pas en Belgique ».

 

Avec Belga

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