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C’est prouvé, les lève-tôt sont bien moins déprimés

Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, dit-on souvent. Un monde où la dépression aurait une place moins importante. | © Unsplash

Société

Une récente étude américaine détaille les liens entre nos habitudes de sommeil et les états dépressifs.

Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt, dit-on souvent. Un monde où la dépression aurait une place moins importante indique en tout cas une étude menée des chercheurs de l'University of Colorado Boulder et du Brigham and Women's Hospital de Boston, aux États-Unis. Ces travaux ont cela d’inédit qu’ils détaillent en profondeur le lien entre le fait d’être plus efficace le matin ou bien le soir – on appelle cela le chronotype – et la dépression.

Le risque de dépression diminue jusqu'à 27% chez les plus matinaux

Après avoir sondé les habitudes de sommeil de plus de 30 000 femmes âgées de 55 ans en moyenne, les scientifiques sont arrivés à la conclusion suivante : chez celles qui se lèvent tôt, la dépression diminue de 12 à 27% par rapport à celles qui ont un chronotype intermédiaire (ni oiseaux de nuit, ni matinales). Celles qui se couchent tard, elles, ont 6% de chance d’être plus déprimées.

Les noctambules prennent des risques

S’il a déjà été démontré que les noctambules s’exposent davantage à des troubles psychologiques, neurologiques, gastro-intestinaux ou encore respiratoires, c’est la première fois que les bienfaits d’une routine (très) matinale sont ainsi démontrés.  "Cela nous indique qu'il pourrait y avoir un effet du chronotype sur le risque de dépression qui n'est pas motivé par des facteurs environnementaux et de mode de vie", explique Céline Vetter, principale auteure de l’étude.

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Pas de panique pour les couche-tard, une autre étude soutient qu’ils seraient plus enclins à réussir dans la vie et à toucher de gros salaires. Le prix à payer ?

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