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Endométriose : Manger trop de viande rouge augmenterait les risques

Les femmes qui consomment de la viande rouge deux fois par jour s'exposeraient à un risque 56% plus élevé de développer l'endométriose, selon une étude. | © Unsplash / Jez Timms

Société

Une étude menée pendant plus de 20 ans auprès de 80 0000 femmes révèle que la consommation régulière de viande rouge augmente le risque de développer l’endométriose.

 

Pour toutes celles concernées, l’information n’est pas une surprise. Être atteinte d’endométriose, c’est (aussi) adapter constamment son alimentation afin d’apaiser les symptômes d’inflammation. Or, comme les sucreries ou l’alcool, la viande rouge fait depuis longtemps partie des aliments à éviter.

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Tandis que la science s’intéresse de plus en plus au lien entre l’alimentation et le développement de la maladie, une récente étude américaine confirme que la consommation régulière de viande rouge serait un facteur de risque d’endométriose.

La viande transformée, présente notamment dans les plats préparés, présente un risque accru. © Flickr

Rouge ou transformée

Réalisée par le Fred Hutchinson Cancer Research Center de Washington, cette étude menée pendant 22 ans auprès de 81 908 femmes montre que les celles qui consomment de la viande rouge deux fois par jour s’exposent à un risque 56% plus élevé que celles qui en mangent moins. Un risque d’autant plus grand dès qu’il s’agit de viande transformée, présente notamment dans les plats préparés. L’étude publiée dans l’American Journal of Obstetrics and Gynecology ne pointe toutefois pas de liaison dangereuse avec la volaille, le poisson, les crustacés ou encore les œufs.

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En cause, précisent les chercheurs, les hormones stéroïdes présents dans la viande rouge, notamment les œstrogènes, traduit le site Santé Magazine. Sans compter les « pesticides à effet œstrogénique » présents dans certaines viandes. Une conclusion qui n’est pas sans rappeler d’autres recherches du genre. Comme le rappelle le site Women’s Health, une étude menée aux États-Unis en 2013 révélait déjà que certains pesticides stockés dans la graisse animale augmentaient jusqu’à 70% le risque chez les femmes de développer l’endométriose.

À l’heure où les études continuent de se contredire sur le sujet, les gynécologues et nutritionnistes s’accordent pour – de toute façon – déconseiller l’excès de viande rouge. Qu’il s’agisse de prévenir l’endométriose ou d’autres maladies telles que le cancer ou le diabète.

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