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Isolés et seuls, les jeunes belges ne sont pas heureux

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Pour lutter contre l'isolement, rien de mieux que de sortir de chez soi et aider les autres. | © Pexels / Image d'illustration

Société

Près de la moitié des Belges (46%) se sentent seuls, ressort-il de l’Enquête nationale du bonheur 2018.

L’enquête nationale du bonheur 2018 est alarmante. L’étude, menée conjointement par l’assureur-vie NN et l’Université de Gand, se focalise sur le sentiment de solitude qu’éprouvent les belges au quotidien. Et les chiffres qui en ressortent sont surprenants.

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Presque la moitié de la population (46%) dit se sentir seule. Mais ce sont surtout les jeunes adultes entre 20 et 34 ans (54,5%) et les 35-50 ans (53%) qui sont touchés par ce sentiment de solitude. Fait surprenant : les générations plus âgées et les plus de 70 ans se sentent moins seuls. 3.770 personnes ont participé à cette étude et les résultats s’appuient sur un échantillon représentatif de 1.600 Belges.

Un chiffre qui a quasiment doublé

Les chercheurs à l’origine de l’enquête appellent les présidents de partis à faire de la lutte contre cette situation une de leurs priorités, en vue des prochaines élections d’octobre, tout comme de travailler à des relations qualitatives. D’autant que les chiffres sont en constante augmentation et ont quasiment doublé. En 2012, une étude de l’Université d’Anvers pointait que 28% des Belges se sentaient seuls.

Participer à des initiaves citoyennes locales nous rendrait plus heureux et moins isolés. Capture d’écran / « Plateforme citoyenne de soutiens aux réfugiés ».

Les chercheurs ont pointé plusieurs éléments qui permettent de réduire ou de faire disparaître ce sentiment de solitude. Ainsi, les gens qui s’engagent auprès d’une association ou d’un club, qui font un travail bénévole ou qui participent chaque mois à des activités culturelles se sentent clairement plus heureux.

S’impliquer plus dans les activités sociales

« C’est là que réside le défi pour nos villes et communes : investir dans des activités sociales et culturelles où les gens peuvent se rassembler et encourager le bénévolat. Nous constatons trop souvent aujourd’hui que des investissements dans de telles activités sont remis en question. Ce n’est pas une bonne chose pour notre bonheur national », déplore l’économiste et spécialiste de la question Lieven Annemans (UGent). La chercheuse précise également que « prendre soin des autres diminue le risque de solitude et augmente les chances d’être heureux ».

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Une bonne relation sentimentale permet en outre d’avoir jusqu’à cinq fois plus de chances d’être heureux. Il apparait cependant qu’un quart des Belges n’est pas épanoui dans son couple. La santé joue également un rôle sur les sentiments perçus. Si celle-ci n’est pas optimale, les sentiments d’isolement et de solitude sont plus fréquents.

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Un seuil de revenus trop bas peut aussi mener à l’isolement et dégrader les relations sociales. La chance d’avoir une vie sociale animée et agréable est ainsi sensiblement réduite lorsque le revenu familial est inférieur à 2.500 euros par mois.

(Avec Belga)

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