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Les ONG, cibles privilégiées des prédateurs sexuels

L'ampleur du problème est impossible à déterminer, mais les cas connus ne seraient que le sommet de l'iceberg. | © Unsplash

Société

Le problème de l’exploitation sexuelle est « endémique » dans le secteur de l’aide humanitaire, qui n’en a pas fait assez pour tenter de l’éliminer, une attitude qui frise « la complicité », selon un rapport parlementaire britannique publié mardi.

Ce rapport de la Commission du Développement international de la chambre des Communes fait suite au scandale provoqué par les révélations en février d’abus sexuels commis par certains employés de l’ONG britannique Oxfam après le séisme dévastateur de 2010 en Haïti. Ces révélations avaient déclenché une cascade de plaintes à travers le secteur.

« C’est endémique, et ça l’est depuis longtemps »

La Commission estime que l’ampleur du problème est impossible à déterminer mais soupçonne que les cas connus ne sont que le sommet de l’iceberg. « Il y a des cas d’exploitation et d’abus sexuels, et ils ont lieu à travers les organisations, les pays et les institutions. C’est endémique, et ça l’est depuis longtemps », souligne-t-elle. « La fourniture d’aide aux personnes et communautés en crise a été minée par des prédateurs sexuels qui exploitent des systèmes de gouvernance affaiblis« , a-t-elle ajouté.

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Selon les députés, le secteur humanitaire surestime les efforts déployés pour résoudre le problème: l’autorégulation qu’il a mise en place est insuffisante. Ils recommandent notamment le déploiement d’un registre mondial des travailleurs humanitaires pour empêcher les prédateurs sexuels de se maintenir en passant d’une ONG à une autre.

(Avec Belga)

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