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Trump dit « condamner tous les types de racisme », un an après les violences de Charlottesville

Donald Trump. | © AFP PHOTO / Brendan Smialowski

Société

Le président américain Donald Trump a dit samedi « condamner tous les types de racisme et les actes violents », appelant à l’unité nationale un an après le rassemblement néo-nazi meurtrier de Charlottesville.

Le président américain Donald Trump a dit samedi « condamner tous les types de racisme et les actes violents », appelant à l’unité nationale un an après le rassemblement néo-nazi meurtrier de Charlottesville. « Le rassemblement de Charlottesville, il y a un an, a entraîné la mort et des divisions insensées », a tweeté Donald Trump, qui avait été vivement critiqué pour n’avoir jamais condamné les manifestants néo-nazis après les événements du 12 août 2017. « Nous devons nous rassembler en tant que Nation », a-t-il ajouté, alors que des néo-nazis ont prévu de manifester devant la Maison Blanche dimanche.

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Néo-nazis et contre-manifestants sont attendus dimanche devant la Maison Blanche pour des retrouvailles tendues, un an après le rassemblement meurtrier de Charlottesville qui avait projeté sous une lumière crue une extrême droite américaine enhardie sous Donald Trump. Les autorités ont renforcé la sécurité dans la capitale américaine avant le rassemblement d’extrême droite, convoqué au nom de la défense des « droits civiques des Blancs » par le réseau « Unite the Right », déjà derrière la manifestation qui s’était finie dans le sang. Le 12 août 2017, un sympathisant néo-nazi avait foncé en voiture dans une foule de manifestants antiracistes à Charlottesville, en Virginie, tuant une jeune femme de 32 ans, Heather Heyer, et faisant 19 blessés.

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Les manifestants d’extrême droite sont appelés à se rassembler à 17H00 (21H00 GMT) dimanche près d’une station de métro dans le centre de la capitale avant de défiler jusqu’à la Maison Blanche. Les organisateurs leur recommandent de ne pas venir armés et de ne pas « se battre ».  Même si les consignes sont pacifiques, « nous sommes vraiment inquiets », explique à l’AFP Lecia Brooks, experte du Southern Poverty Law Center (SPLC), un observatoire des groupes extrémistes. « La suprématie blanche est une idéologie fondée sur la violence et ils la mettent donc en pratique ». Richard Spencer, l’une des figures de l’extrême droite américaine, a lui annoncé sur Twitter qu’il n’y participerait pas cette fois : « Je ne sais pas exactement ce qui va se passer mais ça ne sera probablement pas bon ». Il était à Charlottesville, l’an dernier, lorsque des centaines de néo-nazis portant des torches rappelant le Ku Klux Klan avaient défilé dans cette ville étudiante le 11 août pour protester contre le retrait de statues confédérées – des symboles du passé raciste et esclavagiste du pays aux yeux de beaucoup aujourd’hui.

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