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L’encre des tatouages contient des substances cancérigènes

L'Agence européenne des produits chimiques a proposé une restriction sur plus de 4 000 substances. | © Unsplash / Max Rovensky.

Société

Selon une étude de l’Agence européenne des produits chimiques, les encres utilisées pour les tatouages peuvent contenir des substances cancérigènes.

Le tatouage est de plus en plus en vue sur les peaux des européens. Une fois discret, l’autre ostentatoire ou encore dessiné en abondance sur tout le corps, le tatouage s’est progressivement installé dans nos vie jusqu’à devenir une véritable mode. Une preuve s’il en fallait une : près de 12% des européens sont tatoués, un chiffre qui interpelle, et qui a poussé l’Agence européenne des produits chimiques a étudier les substances contenues dans les encres glissées dans dans nos jolies petites peaux.

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Si vous êtes tatoué, ne vous affolez pas, car tout dépend de la provenance des encres utilisées. Certains pigments analysés lors de l’étude étaient à l’origine destinés à des produits textiles ou plastiques, des encres d’imprimantes ou même des peintures automobiles. Et des milliers de substances contenues dans les encres seraient cancérigènes, toujours selon l’Agence, même s’il n’existe pas d’étude démontrant un lien direct entre un tatouage et un cancer. Des résultats rapportés par France Info, et qui posent tout de même pas mal de questions -la plupart des personnes tatouées n’aimeraient sûrement pas se retrouver avec des pigments industriels dans la peau. Les encres analysées pouvaient aussi contenir des additifs, des résidus de charbon ou de pétrole, ou des produits destinés à stabiliser les mélanges.

Des législations déjà adaptées

La bonne nouvelle, c’est que sept pays de l’Union européenne, dont la Belgique, ont déjà pris les devants. Une législation concernant les normes pour les encres de tatouages est la même que celle pour les cosmétiques. En d’autres termes, le tatoueur doit être capable de donner l’origine des encres au client et de vérifier la conformité de ces produits avec la législation, qu’il doit obligatoirement suivre s’il ne veut pas être hors-la-loi.

En Belgique, les tatoueurs sont tenus de respecter une législation très stricte. © Flickr Creative Commons / crazyoctopus.

Seul souci : les lois varient selon les pays et il n’y aucune loi européenne dans les tuyaux. L’Agence européenne des produits chimiques a donc proposé une restriction sur plus de 4 000 substances et attend un avis de la Commission à ce sujet d’ici la fin de l’année.

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L’Agence européenne des produits chimiques en profite également pour dispenser quelques conseils aux consommateurs et faire de la prévention : le tatoueur doit acheter ses produits auprès d’une source qui respecte le règlement REACH ; le consommateur doit toujours vérifier la provenance auprès de son tatoueur ; les consommateurs peuvent vérifier quelles encres ont présenté des risques par le passé sur le système d’échange rapide sur les produits dangereux de l’UE (RAPEX).

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