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Une artiste jugée pour exhibition sexuelle dans le sanctuaire de Lourdes

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Lourdes (photo d'illustration). | © AFP PHOTO / PASCAL PAVANI.

Société

L’artiste franco-luxembourgeoise Déborah de Robertis sera jugée en mai pour exhibition sexuelle après s’être dénudée dans le sanctuaire de Lourdes.

L’artiste franco-luxembourgeoise Déborah de Robertis devra comparaître devant le tribunal correctionnel de Tarbes en mai pour exhibition sexuelle après son interpellation samedi dans le sanctuaire de Lourdes où elle s’était mise nue, a-t-on appris dimanche auprès du parquet.

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« Les policiers ont été appelés par des personnes sur place, ils l’ont interpellée et placée quelques heures en garde à vue », a indiqué à l’AFP le procureur de Tarbes, Pierre Aurignac, précisant que la jeune femme avait expliqué la portée artistique de son geste. La performeuse de 34 ans a été renvoyée à l’audience correctionnelle du 19 mai prochain pour être jugée pour exhibition sexuelle, a précisé M. Aurignac.


Contacté par l’AFP, le service de communication des sanctuaires de Lourdes n’a pas souhaité commenter cette affaire. Selon le JDD.fr qui a révélé l’affaire, l’artiste féministe s’était dénudée dans le sanctuaire et s’était placée, les mains jointes et la tête couverte d’un voile bleu, devant la grotte. Des personnes sont intervenues pour cacher sa nudité et ont appelé la police.

Une performance similaire au Louvre

En octobre dernier, la jeune femme avait déjà été convoquée devant le tribunal correctionnel de Paris pour exhibition sexuelle après une performance similaire au musée du Louvre à proximité de la Joconde. La juridiction parisienne l’avait relaxée, retenant les arguments de la défense, qui affirmait qu’elle accomplissait un « acte militant et artistique » et que l’on n’y retrouvait « pas d’élément intentionnel » de commettre une exhibition sexuelle. Cette performance consistait à « interroger la place des femmes dans l’histoire de l’art », avait-elle alors expliqué.

En revanche, l’artiste avait été condamnée à effectuer 35 heures de travail d’intérêt général pour avoir mordu au bras un gardien. Déborah de Robertis est une habituée des prétoires. En février, elle avait déjà été relaxée pour deux autres performances. Tandis qu’en 2014 et 2016, elle avait fait l’objet de deux rappels à la loi pour des performances dénudées au musée d’Orsay sous les toiles, L’origine du monde, de Gustave Courbet, puis L’Olympia, d’Edouard Manet.

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