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Uber bannit les passagers qui n’ont pas la cote

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La mesure visant à plus de sécurité et d'efficacité sera effective à partir du 19 septembre en Australie et Nouvelle-Zélande. | © Reporters / DPA

Société

À partir du 19 septembre en Nouvelle-Zélande et en Australie, les passagers Uber affichant une note moyenne en deçà de quatre étoiles seront bannis six mois de l’application.

Dans un de ses épisodes, la série visionnaire Black Mirror dépeint un monde où la cote sur les réseaux sociaux impacte le statut socio-économique et social des personnages. Et une nouvelle mesure d’Uber montre qu’encore une fois, la réalité rattrape doucement la fiction. Après la Chine décidant d’attribuer un crédit social à ses citoyens, c’est l’application Uber en Australie et Nouvelle-Zélande qui bannira pour une durée six mois les passagers et passagères affichant une note moyenne de moins de quatre étoiles. La mesure vise à rendre le service plus sécurisé et plus efficace, et sera mise en œuvre le 19 septembre.

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D’après un article de Slate, ce sont les chauffeurs et chauffeuses qui ont décidé tester la mesure dans les deux pays d’Océanie. Les utilisateurs Uber, lorsqu’ils s’inscrivent sur l’application, se voient automatiquement attribuer un score de cinq étoiles. Il leur faudra voyager un minimum de dix fois avant de risquer d’être bannis.

Bonne nouvelle malgré tout: si le score maximal de cinq étoiles est atteint par moins de 20% des utilisateurs Uber, la moyenne australienne des passagers est proche des 4,5 étoiles. D’après la manager régionale Susan Ander, la mesure concerne donc une faible proportion des utilisateurs, qui seront contactés par l’application avant d’être bannis.

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Magnanime, Uber a partagé le mois passé un guide du parfait passager en cinq points. Cela, afin de permettre à ses utilisateurs de redresser leur score avant que la nouvelle politique ne soit mise en œuvre. Premier point: la localisation. Rien de pire pour les conducteurs qu’un passager qui attend au mauvais endroit ou qui arrive en retard au lieu de rendez-vous. Deuxième point: la politesse. L’application recommande d’échanger des civilités avec le conducteur: « Cela peu paraître évident, mais prendre un moment pour saluer son chauffeur, et lui demander comment il va est l’un des meilleurs moyens de faire bonne impression”. Troisièmement, l’application prie les passagers de maîtriser leur force et de ne pas claquer la porte violemment. Ensuite, le point quatre rappelle aux passagers de ne pas omettre de récupérer leurs déchets. Enfin, il convient de ne pas se comporter en « gérant d’estrade » à l’arrière de la voiture. En d’autres termes, rien n’est plus insupportable pour les conducteurs que des passagers qui leur imposent d’accélérer, de passer le feu orange ou de de dépasser les autres véhicules.

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Si les passagers ne respectent pas ces instructions et continuent d’accumuler les mauvaises évaluations, ils devront se plier à un « service éducatif » pour pouvoir réactiver leurs comptes. Mercredi, Uber avait aussi mis en place d’autres mesures de sécurité pour ses utilisateurs: un numéro d’appel d’urgence et une assurance d’informations en temps réel.

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