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La plus vieille brasserie du monde découverte en Israël

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Image d'illustration. | © Unsplash/elevate

Société

En Israël, des archéologues ont découvert ce qui, selon eux, pourrait être le plus ancien de production d’alcool du monde, en l’occurrence une boisson proche de la bière servie lors de cérémonies il y a environ 13 000 ans.

Si la Belgique est considérée comme le pays de la bière, il semblerait que le berceau de la boisson fermentée soit en Israël. Dans la caverne de Raqefet au sud de la ville portuaire Haïfa, au nord du pays, des archéologues ont découvert ce qu’ils croient être la plus vieille brasserie du monde. « Nous savons ce que les Natoufiens faisaient dans cette grotte », explique Dani Nadel, professeur d’archéologie de l’université de Haïfa et l’un des auteurs d’un article sur le sujet publié dans la revue Journal of Archaeological Science : Reports. « Ils y enterraient certains de leurs morts sur une plate-forme recouverte de fleurs et de plantes, et fabriquaient apparemment un liquide ressemblant à de la soupe, en fait une boisson alcoolisée« , ajoute-t-il.

Selon l’archéologue, la boisson était quelque chose de complètement différent de notre bière actuelle, beaucoup moins alcoolisée, mais fermentée. « Si nous ne nous trompons pas, nous avons affaire au plus ancien témoignage de production d’alcool de quelque type que ce soit au monde », a-t-il indiqué à l’AFP.

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Liée à une activité sociale

Trois petits creusets de 40 à 60 centimètres de profondeur ont été mis au jour, percés à même la surface rocheuse de la grotte. Deux d’entre eux servaient à stocker le grain, le troisième à le faire fermenter, dit l’étude nouvellement publiée. « L’emplacement des creusets suggère que la production de cette boisson était liée à des rituels ou à d’autres formes d’activités sociales », explique Dani Nadel.

Les Natoufiens font le lien entre le paléolithique et le néolithique. Cela marquait le passage du mode de vie des chasseurs-cueilleurs à celui des agriculteurs sédentarisés en Méditerranée orientale. D’après les archéologues, ils étaient les derniers de la région à vivre de manière différence des habitants « des villages qui nous sont familiers« . Selon l’article, publié avec des chercheurs de l’université américaine de Standford, ces traces de brassage étaient antérieures de plusieurs millénaires au début de la culture domestique de céréales au Proche-Orient.

Avec Belga

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