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Des conservateurs d’un musée londonien découvrent une confession de viol vieille de 300 ans

Honteux, un marin cherché à cacher son méfait au reste du monde. | © Dariusz Sankowski / Unsplash

Société

Edward Barlow, un marin du XVII ème siècle, avait décrit dans son journal intime un viol commis sur sa future épouse. Honteux, il avait par après cherché à cacher  son méfait au reste du monde.

 

Le coupable avait réécrit la page du journal où il décrivait son acte de violence, et avait collé si proprement une nouvelle page omettant le viol que celui-ci est resté inconnu du public et des scientifiques durant plus de 300 ans. Le journal du marin est conservé au musée National Maritime de Greenwitch. Orné de somptueux dessins, il dépeint la vie «extraordinaire» de Barlow, qui, de simple travailleur de ferme s’est élevé jusqu’à devenir capitaine de bateau. La vraie version de l’histoire est rapportée par The Guardian.

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Une vie pas si extraordinaire

La vie exceptionnelle du marin contient en réalité une très grosse tâche d’ombre, comme le montrent les révélations des conservateurs qui ont réussi à lire le texte original : un viol. La victime s’appelait Mary Simons, une servante avec qui il avait eu une relation sexuelle « vraiment à l’encontre de sa volonté » ; et qui allait selon ses propres aveux au-delà de ce qui était « légal » ou « civilisé ». En effet,  la jeune femme était endormie au moment de l’acte. Et il ne s’arrête pas là, puisqu’il se déculpabilise en avertissant que l’utérus des femmes, tentant, est « dangereux ».

Le journal révèle aussi que le marin a par après épousé sa victime, avec laquelle il a eu plusieurs enfants. Il se montre dans la suite de son journal particulièrement positif sur son épouse (selon la mentalité de l’époque) : « Même si j’avais parcouru l’Angleterre à la recherche d’une partenaire, je n’aurais pu en trouver une plus obligeante et qui aurait pu me donner plus satisfaction ».

Le conservateur du musée qui a révélé la honte de Barlow s’appelle Paul Cook. Il a aussi expliqué avoir été averti dès son arrivée au musée du fait que le récit avait un problème. Un autre conservateur a supposé que le marin avait dû être horrifié par sa propre honnêteté après avoir relu son propre journal, et avait dû craindre que ses enfants ne découvrent la façon dont il avait traité leur mère. 300 plus tard, la (triste) vérité est rétablie.

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