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Cyber-harcèlement : Un Belge reconnu coupable de viol « à distance »

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Image d'illustration. | © Unsplash / Caspar Rubin.

Société

Un jugement inédit qui a été prononcé ce mardi matin.

Une histoire qui fait froid dans le dos à l’ère du cyber-harcèlement, déjà parfois source de suicide chez les jeunes et maintenant de viol via webcam, malgré l’absence de rencontre hors du cadre des réseaux sociaux. Ce matin devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, un jeune homme de 25 ans a été reconnu coupable d’attentats à la pudeur pour avoir harcelé de nombreuses jeunes adolescentes sur les réseaux sociaux pendant près de 5 ans : il a été reconnu coupable d’attentats à la pudeur, d’incitation à la débauche, et de plusieurs autres faits aggravés dont le viol, comme le rapporte la RTBF.

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De 2011 et 2016, ce jeune homme a harcelé virtuellement plusieurs jeunes adolescentes en utilisant trois faux profils Facebook. Il ordonnait aux jeunes filles, dont une de 13 ans seulement, de s’adonner à des positions suggestives en photo et vidéo. Si elles refusaient, l’homme menaçait de publier sur les réseaux sociaux des images d’elles dénudées.

Un viol sans contact physique

« Prince », « Tombeur » ou « Tenderlove » n’étaient en réalité qu’une seule et même personne mais l’homme n’a pas limité son emprise à Facebook, il était également actif sur Whatsapp ou encore Viber.

Via diverses menaces, l’homme a forcé une jeune fille de 15 ans à l’auto pénétration sexuelle sans aucun consentement lors d’une conversation par webcam, après l’avoir menacée de diffuser des photos compromettantes. « Même s’il n’y a eu aucun contact physique, c’est un viol. Il n’y avait pas de consentement et il a manipulé la jeune par un véritable chantage, il l’a donc forcé à se pénétrer digitalement », a déclaré le président du tribunal.

Une première en Belgique

Pour certains spécialistes, il s’agit d’une première en Belgique. Une condamnation inédite mais pas pour autant illogique d’après les experts, puisque toutes les caractéristiques du viol sont réunies.

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La condamnation s’élève à 5 ans de prison avec sursis probatoire (ne pas commettre d’infraction, entamer un suivi thérapeutique, suivre une formation, chercher un emploi…) pendant toute la durée de la peine.

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