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La tuberculose, ce fléau mondial que l’ONU veut terrasser

La tuberculose est toujours la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde. | © AFP PHOTO / Stefanie Glinski

Société

Lors de la dernière Assemblée générale des Nations Unies, l’institution a fait savoir qu’elle souhaitait stopper l’épidémie de tuberculose d’ici 2030.

 

La tuberculose est toujours la maladie infectieuse la plus meurtrière au monde. Pour y faire face, les états membres des Nations unies ont livré ce mercredi 26 septembre une déclaration politique appelant à une éradication de l’épidémie d’ici 2030, en marge de l’assemblée générale de l’institution à New York. La ministre de la Santé publique Maggie De Block a présenté l’approche belge.

En principe facile à traiter, la tuberculose a tué 1,3 million de personnes dans le monde l’an dernier. 300 000 autres patients, infectés par le VIH, sont morts de cette infection, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Des progrès inégaux et fragiles

Stopper l’épidémie d’ici 2030 ne sera pas une mince affaire, selon Amina Mohammed, vice-secrétaire générale de l’ONU : « Nous constatons des progrès, mais ils sont inégaux et fragiles ». La tuberculose reste un véritable fléau dans les pays pauvres d’Afrique et d’Asie, poussée dans le dos par des variantes plus résistantes de la maladie et un manque de moyen pour y faire face. L’OMS évalue à 3,5 milliards le manque de financement pour cette année.

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En Belgique et dans d’autres pays riches, l’infection est sous contrôle depuis de nombreuses années grâce à des antibiotiques efficaces, mais un millier de nouveaux cas sont déclarés chaque année. La tuberculose touche en particulier les populations précaires en milieu urbain ainsi que les personnes d’autres nationalités.

La Belgique sur la bonne voix ?

Lors de son intervention, la ministre belge Maggie De Block (Open Vld) a estimé que la lutte contre la tuberculose livrait des résultats décevants jusqu’à il y a cinq ans. Depuis, une approche « adaptée au patient » a été mise en place, avec un plan d’accompagnement individuel et un réseau de prestataires de soins pour chaque patient. Parallèlement, une incitation financière, telle que des tickets de bus, a été introduite afin de motiver le patient à poursuivre le traitement.

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« La situation s’est améliorée considérablement en Belgique. Le pourcentage de réussite du traitement s’est élevé à 87,4%, la Belgique atteignant pour la première fois la norme internationale. La part des patients qui ont interrompu le traitement est passée de 12 à 6% », selon Mme De Block.

 

Avec Belga

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