Le nouveau « watergate » de Trump est une tempête dans un verre d’eau pour les démocrates

Le nouveau « watergate » de Trump est une tempête dans un verre d’eau pour les démocrates

La guerre entre les deux présidents a commencée. | © AFP PHOTO / NICHOLAS KAMM

Société

Une nouvelle tempête dans un verre d’eau, du côté de la Maison blanche ? C’est en tout cas ce que pensent de nombreux démocrates des accusations de Donald Trump quant à une mise sur écoute téléphonique par l’ancien président Barack Obama, durant les élections.

Dans un geste très inhabituel, le directeur de la police fédérale, le FBI, a demandé au ministère de la Justice de démentir publiquement de nouvelles accusations proférées par Donald Trump samedi et, selon lui, « soutenues par aucune preuve ». C’est que la vindicte du président s’est à nouveau tournée contre son prédécesseur, Barack Obama : selon Trump, l’ancien leader des États-Unis aurait mis la Trump Tower – et donc son domicile – sous écoute durant la campagne à la présidence.

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Pour Trump, il s’agit d’une affaire digne de « Nixon/Watergate ». Le président s’est exprimé sur le sujet dans pas moins de quatre tweets dernièrement. Dans l’un d’eux, on peut lire : « Je parie qu’un bon avocat ferait une très bonne affaire du fait que le Président Obama écoutait mes téléphones en octobre, juste avant l’Élection », où plane la subtile menace d’une éventuel procès.

Je pense que ce n’est que de la diversion.

La Maison Blanche a insisté dimanche sur ces accusations, quoiqu’en termes beaucoup plus mesurés et prudents, et demandé au Congrès de mener des investigations. « Les rapports concernant des enquêtes aux motivations politiques potentielles juste avant l’élection de 2016 sont très inquiétants », a déclaré dans un communiqué Sean Spicer, son porte-parole.

Le ministère n’a cependant pas accédé à la requête de James Comey, un responsable réputé pour son indépendance. Un peu plus tôt pourtant, c’est James Clapper, chef du renseignement américain (DNI) sous Barack Obama, qui avait affirmé qu’ »aucune opération d’écoute (n’avait) été mise en oeuvre » par les organismes sous sa responsabilité (dix-sept agences et entités de renseignement) contre Donald Trump.

©AFP PHOTO / YURI GRIPAS – James Comey, directeur du FBI.

« Je pense que ce n’est que de la diversion. Détourner les regards des très, très graves interférences d’une puissance étrangère dans notre démocratie« , a déclaré Al Franken, un sénateur démocrate, faisant référence aux présumés contacts avec la Russie entretenus par l’équipe de campagne de Trump lors de la course à la Maison Blanche. Les liens « politiques, financiers ou personnels de Donald Trump avec la Russie, c’est la vérité que nous voulons connaître », a martelé Nancy Pelosi, chef des démocrates à la Chambre des représentants.

Avec Belga

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