Bruxelles n’en peut plus des mégots et des chewing-gums dans ses rues

Bruxelles n’en peut plus des mégots et des chewing-gums dans ses rues

Le jet de mégot fait partie des principales nuisances en matière de propreté publique. | © Unsplash / Taylor Rooney

Société

Deux cent mille euros. C’est la somme que va réclamer Bruxelles à l’industrie du tabac pour la faire participer à la lutte contre la pollution de mégots de cigarettes en rue.

 

Trop c’est trop. Pour compenser l’argent public dépensé pour lutter contre la pollution des mégots de cigarette en rue, le gouvernement bruxellois veut faire payer la note aux cigarettiers. Comme le rapportent nos confrères de La Libre ce vendredi, la ministre bruxelloise en charge de la Propreté publique Fadila Laanan va réclamer 200 000 euros à l’industrie du tabac.

Frais partagés

L’objectif, « faire contribuer les fabricants de cigarettes aux actions que nous menons en Région bruxelloise », argue la secrétaire d’État qui précise que ce montant correspond aux investissements publics dédiés aux initiatives en lien avec les mégots de cigarettes. En Flandre, une telle demande a déjà reçu un avis favorable du secteur. L’industrie du tabac a payé mille dalles à cigarettes incrustées dans les trottoirs permettant aux fumeurs de jeter plus facilement leurs mégots.

© Pexels

Nuisances urbaines

En Belgique, environ dix millions de mégots seraient jetés chaque jour, estime l’organisation Fost Plus. Le jet de mégot faisant partie des principales nuisances en matière de propreté publique, précise La Libre Belgique. « Ces incivilités dérangent vraiment les Bruxellois. Ramasser les mégots de cigarettes en rue, c’est très compliqué », lance Fadila Laanan. D’où la nécessité d’installer des cendriers au sol.

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Si l’industrie accepte la demande de Bruxelles, la Région aimerait notamment distribuer 12 000 cendriers portables lors de certains événements, comme le festival Couleur Café. Le gouvernement envisage également de lancer la même demande aux fabricants de chewing-gum, fléau des trottoirs urbains et véritable casse-tête pour les services publics de nettoyage. « Les chewing-gums reviennent aussi cher en nettoyage aux autorités publiques », écrivait La Dernière Heure en juillet dernier. « Ils coûtent environ cinq centimes à l’achat, mais trois fois plus à nettoyer. »

 

Avec Belga

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