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Quand la fourrure de luxe révèle ses terribles dessous

De nombreuses marques de luxe ont encore du mal à se passer de la fourrure animale. Sur le terrain, la réalité fait froid dans le dos. | © Unsplash / Jon Tyson

Société

Diffusé ce mardi sur France 2, le prochain « Cash Investigation » enquête sur la fourrure de lapin en Chine pour révéler les « dessous chocs » de la mode de luxe.

 

Renards, lapins, visons… À force de voir les images, on ne les supporte plus. Et l’on finit par dire « non » à la fourrure. Après les grandes marques de la mode, comme Versace et Gucci, une centaine d’enseignes belges ont peu à peu décidé de boycotter la matière pour préférer le synthétique. C’est officiel, le mouvement anti-fourrure est lancé.

Mais alors qu’on applaudit les récents engagements à ne plus utiliser de fourrure animale, de nombreuses marques de luxe ont encore du mal à s’en passer. Des podiums de la Fashion Week parisienne aux arrières boutiques chinoises et italiennes, le magazine « Cash Investigation » a voulu remonter la filière de la fourrure pour voir ce qu’il s’y cache. Et comme on s’en doutait, la réalité fait froid dans le dos.

Les élevages de la honte

« Ouvriers cassés par le travail, montages fiscaux, souffrance animale » ; au côté d’Elise Lucet, la journaliste Zoé de Bussierre est parvenue à filmer l’un des nombreux élevages de la honte situé en Chine, dans la région de Linyi où l’on trouve des lapins entassés les uns sur les autres dans des cages minuscules. « Ici, aucune loi n’oblige les propriétaires à la moindre norme d’hygiène », énonce la voix off dans un extrait diffusé sur la page Facebook de l’émission. « Les excréments s’amoncellent le long des cages. Certains lapins présentent des troubles respiratoires, d’autres des troubles du comportement, des abcès, des difformités… ».

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« En Chine, 70 millions d’animaux sont tués chaque année pour leur peau », poursuit un second extrait. Là-bas, les défenseurs du bien-être animal militent sans relâche dans une région où les animaux des fermes d’élevage ne sont pas protégés par la loi. « De l’élevage jusqu’à l’abattoir, tous ces animaux n’ont aucune protection, aucun droit », témoigne une militante dans le reportage diffusé ce mardi sur France 2. De quoi remettre en question la prétendue honnêteté de certaines grandes marques.

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