Souriez : faire la grasse matinée est noble et productif

Souriez : faire la grasse matinée est noble et productif

Grasse matinée

Opposé à l'adage selon lequel "l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt", l'écrain Tom Hodgkinson va jusqu'à préconiser aux lecteurs de jeter leur réveil pour privilégier un réveil naturel. | © Simon Matzinger / Unsplash

Société

Dans un livre, l’écrivain et journaliste Tom Hodgkinson, délicieusement anarchiste, remet en question notre société de consommation et un système où l’on « travaille à l’heure du déjeuner »

 

Vous vous sentez coupables après un week-end farniente ? L’écrivain Tom Hodgkinson va vous rassurer ! Spécialisé dans le thème de l’oisiveté, sur lequel il potasse depuis 1993, il a décrit dans un livre tout ce qu’on gagnerait à être  « plus oisif et fainéant » dans une société hyperactive. Un message qui fait du bien dans un monde d’injonctions, dicté par la nécessité de la productivité.

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Créativité et productivité

Le bénéfice premier va à la créativité. D’après l’écrivain, rester au lit rend l’imagination fertile. Opposé à l’adage selon lequel « l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt », il va jusqu’à préconiser aux lecteurs de jeter leur réveil pour privilégier un réveil naturel. Interrogé par l’Obs, il va affirme également que « Les gens qui se lèvent tôt ne sont ni en bonne santé, ni riches, ni sages. Ils sont souvent malades, pauvres et irréfléchis. Ils servent ceux qui se lèvent tard ».

Grasse matinée
© Annie Spratt / Unsplash

Le livre « L’art d’être oisif dans un monde de Dingue » n’est pas non plus sans dénoncer la société de consommation actuelle. L’écrivain, ancien chroniqueur du Guardian et fondateur de la revue The Idler, que l’on pourrait traduire par « le Paresseux », y dénonce en effet vivement un quotidien où les travailleurs mangent devant leur ordinateur pour dépenser une fortune en objets inutiles par après. Il invite alors le lecteur à « Réduire sa consommation » puisque « c’est non seulement avoir plus de temps pour flâner, mais c’est aussi diminuer sa dépendance à l’argent ».

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Il appuie son argumentaire pro-glande de nombreuses recherches de sociologues et historiens. Conclusion : souriez, il est permis de glander !

 

 

 

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