Le puissant discours féministe de Natalie Portman

Le puissant discours féministe de Natalie Portman

Natalie Portman

Natalie Portman à la première du film Vox Lux. | © BELGA/AFP

Société

Vendredi 12 octobre, Natalie Portman a livré un puissant discours sur l’affaire Weinstein et la place des femmes dans l’industrie du cinéma lors de la soirée « Power of Women » organisée par Vanity Fair.

«Je suis tellement fatiguée ». C’est ainsi que Natalie Portman a commencé son discours, vendredi 12 octobre, à la soirée « Power of women » organisée par Vanity Fair. Ce qui l’épuise par exemple : la nomination de Brett Kavanaugh au poste de juge constitutionnel de la Cour suprême des Etats-Unis alors qu’il a été accusé d’agression sexuelle. « Je n’ai pas beaucoup dormi ces dernières semaines », ajoute-t-elle. Porte-parole du mouvement Time’s Up, Natalie Portman s’insurge du système judiciaire américain qui « protège les agresseurs et non les victimes ». Elle continue : « Harvey Weintein, l’homme dont le nom est devenu synonyme de violeur, pourrait ne jamais être poursuivi légalement à cause de ce système. »

 

« Harvey Weinstein est toujours libre »

« J’avais entendu des choses sur Harvey, comme nous tous, mais j’ai été horrifiée de constater l’étendue de ses abus », explique Natalie Portman. Et d’ajouter : « Et surtout de constater combien de femmes ont été évincées de notre industrie à cause de son comportement (…) Harvey Weinstein a fait cela pour déposséder ses victimes de leur pouvoir, parce que si elles ont moins de travail, elles ont moins d’argent, moins de pouvoir et éventuellement moins de crédibilité, une moins bonne réputation et encore moins de pouvoir pour le confronter aux crimes qu’il a commis. Et cela fonctionne. Harvey Weinstein est toujours libre. »

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Natalie Portman a donc exhorté les femmes à s’unir et à agir. Notamment en ce qui concerne l’égalité salariale et la négociation des salaires. « Vous avez toutes le pouvoir de le faire », assure-t-elle. Un discours vivement applaudi. Tout comme les allocutions des autres femmes qui ont pris la parole. Emma Gonzalez par exemple, militante américaine contre les armes à feu depuis qu’elle est rescapée de la fusillade du lycée de Parkland en février 2018, avait les larmes aux yeux lorsqu’elle a dénoncé la politique sur les armes à feu de son pays. Emma Gonzalez a été introduite par George Clooney qui a commencé son speech ainsi : « Bonjour, je suis George, et je suis le mari d’Amal Clooney. » Une phrase féministe vivement applaudie.

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