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Entre le Guatamela et le Mexique, le pont de la misère et de l’exil

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Depuis le pont frontalier qui sépare le Guatemala du Mexique, certains tentent de traverser le fleuve pour rejoindre la rive mexicaine à bord d'embarcations. | © Pedro Pardo / AFP

Société

Des milliers de migrants honduriens espèrent toujours que les autorités mexicaines leur ouvrent la voie pour tenter de rejoindre les États-Unis. Donald Trump a menacé de fermer la frontière avec le Mexique.

 

Environ 2 000 migrants honduriens, qui faisaient partie de la caravane de migrants tentant de rejoindre illégalement les USA en passant par le Mexique et le Guatemala, ont en fin de compte entamé le chemin de retour vers le Honduras, avec l’aides des autorités guatemaltèques, a confirmé le président du Guatemala, Jimmy Morales.

« Le Mexique ne permettra pas l’entrée irrégulière sur son territoire »

Selon le président du Guatemala, entre 5 000 et 5 400 migrants du Honduras et d’autres pays étaient présents sur le territoire de son pays, dont 2 000 étaient retournés chez eux. Environ 500 ont décidé de retourner à bord d’autobus fournis par le gouvernement guatémaltèque, après un accord avec le Honduras.

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Le Mexique a aussi indiqué avoir reçu 640 demandes d’asile. « Le Mexique ne permettra pas l’entrée irrégulière sur son territoire et encore moins de façon violente », a prévenu le président mexicain Enrique Pena Nieto dans un message vidéo, qualifiant la situation « d’inédite ».

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Quelque 4 000 migrants ont quitté San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, pour rejoindre les États-Unis. © PEDRO PARDO / AFP

La misère sociale, à l’origine des migrations

Quelque 4 000 migrants ont quitté il y a une semaine San Pedro Sula, dans le nord du Honduras, après un appel sur les réseaux sociaux à tenter de gagner les États-Unis en masse, et non par petits groupes comme c’est le cas habituellement pour moins s’exposer à la criminalité. Ils ont circulé à pied ou en autobus sur une distance de plusieurs centaines de kilomètres jusqu’à la frontière guatémaltèque. Les migrants ont passé la nuit de vendredi à samedi dans des conditions très précaires derrière une barrière métallique où étaient déployés environ 200 policiers mexicains anti-émeute. « Il vaut mieux rentrer, c’est très dur, il y a beaucoup de désordre », commente Byron, 25 ans, attendant de monter dans un autobus.

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La plupart des migrants accusent le président hondurien Juan Orlando Hernandez de ne pas régler les problèmes sociaux, à l’origine de ces migrations. Le président américain Donald Trump avait menacé de fermer la frontière avec le Mexique si les autorités ne bloquaient pas l’avancée de la « caravane ».

 

Avec Belga

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