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Le négationniste français Robert Faurisson est mort

Robert Faurisson en 2016. | © Thomas Padilla/MAXPPP

Société

Robert Faurisson, chef de file des révisionnistes pour qui le génocide des Juifs d’Europe n’était qu’un « mensonge historique », est décédé dimanche.

 

Depuis 40 ans, il travaillait à nier l’existence de l’Holocauste. L’ex-universitaire Robert Faurisson, figure connue du négationnisme en France, est mort à l’âge de 89 ans à Vichy. « Robert Faurisson revenait d’Angleterre quand il s’est écroulé dans son couloir dans sa maison de Vichy », a déclaré à l’AFP Mme Yvonne Schleiter, sa sœur. Son éditeur Akribeia a également confirmé son décès à l’AFP.

Condamné à de nombreuses reprises pour incitation à la haine raciale et contestation de crime contre l’humanité, le « faussaire de l’histoire » (selon Robert Badinter) a construit sa réputation sur une série de polémiques et de coups médiatiques. Notamment en soutenant que le génocide juif pendant la seconde guerre mondiale n’a jamais eu lieu.

Auteur de plusieurs ouvrages négationnistes, devenus des références pour certaines franges extrémistes en France et dans le monde, Robert Faurisson a été vivement critiqué par les historiens et le monde de la recherche, l’accusant de manipuler les sources. Sur Twitter, la Fondation Shoah a réagi au décès de l’octogénaire : « Le négationniste Robert Faurisson est mort mais ses ‘thèses’ immondes vivent encore. Le combat pour la vérité historique continue face aux faussaires de l’Histoire », a-t-elle écrit.

Longtemps resté dans l’ombre, l’homme était revenu sous les feux de projecteurs grâce à l’humoriste Dieudonné, qui l’avait fait monter sur scène lors d’un spectacle au Zénith de Paris en 2008.

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