Leadership : Les qualités féminines considérées comme « superflues »

Leadership : Les qualités féminines considérées comme « superflues »

Leadership Féminin

Pour une étude, les chercheurs ont demandé à 273 cobayes de décrire leur leader idéal. | © Rawpixel / Unsplash

Société

Une étude menée par deux chercheurs a indiqué que les traits de caractères retrouvés (plus) régulièrement chez les femmes de pouvoir sont généralement considérés comme moins importants. 

 

Le manque flagrant de femmes à des hauts niveaux de pouvoir est régulièrement dénoncé, et de nombreux scientifiques se sont déjà penchés sur la problématique. Deux chercheurs, travaillant respectivement pour l’université de Yale et l’université de New York à Abou Dabi, se sont penchés sur un aspect intéressant de cette dernière : les traits que l’on estime importants chez les leaders. Et leurs découvertes, publiée sur Slate, sont plutôt révélatrices.

Désirables mais superflus

Les chercheurs ont demandé à 273 cobayes de décrire leur leader idéal, en sélectionnant dans une liste les différents traits de personnalité qu’ils estimaient importants. Conclusion : les caractéristiques généralement retrouvées chez les femmes de pouvoir – la coopération, la tolérance, par exemple – ont été évaluées comme « désirables, mais superflues » par les répondants.

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Dans leurs réponses, les personnes interrogées privilégiaient ceci dit les profils participatifs. Mais lorsqu’ils étaient mis face à des options limitées, d’autres aspects plus « masculins » étaient privilégiés. Et ce, autant par les femmes que par les hommes interrogés. Tous privilégiaient alors les traits agentiques (compétence, assurance) qui se retrouvent plus souvent dans des profils de meneurs masculins.

Femme
Rawpixel / Unsplash

Pour une autre partie de l’expérience, les répondants devaient choisir quels traits devraient être minimisés chez les leaders. Là, femmes et hommes préféraient faire obstacle à l’arrogance et à l’obstination, pour le versant masculin, et à la timidité et à l’émotivité du côté féminin.

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Les femmes étaient toutefois plus promptes que les hommes interrogés à éliminer les traits négatifs masculins dans leurs portraits robots. Elles avaient également plus tendance à privilégier les caractéristiques féminines chez leurs meneurs idéals… À condition qu’ils soient des hommes. Enfin, lorsque les répondants s’imaginaient à la tête d’une organisation, ils ont (encore) privilégié les traits agentiques aux participatifs, qu’ils mettaient plus en avant dans des positions subalternes. Éclairant !

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