#MAGABomber : Qui est Cesar Sayoc, soupçonné d’avoir envoyé les colis piégés ?

#MAGABomber : Qui est Cesar Sayoc, soupçonné d’avoir envoyé les colis piégés ?

cesar sayoc

Une photo de Cesar Sayoc datant de 2015. Il avait alors été arrêté par la police du Comté de Broward en Floride. | © AFP PHOTO / BROWARD COUNTY SHERIFF'S OFFICE.

Société

Le suspect arrêté dans l’affaire des colis suspects est un homme de 56 ans dont les déclarations passées indiquent clairement l’antisémitisme et le racisme ou encore l’homophobie. Et, surtout, l’admiration pour Donald Trump.

Cesar Sayoc, soupçonné d’avoir envoyé au moins treize bombes artisanales à des personnalités critiques envers le président américain, donne l’image d’un homme farouchement pro-Trump, épinglant sans relâche les démocrates dans des messages souvent incohérents sur les réseaux sociaux.

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Musclé et les cheveux ras

Le suspect, qui se fait également appeler Cesar Altieri, est né le 17 mars 1962. Il détient un casier judiciaire en Floride, où il habite dans la ville d’Aventura, au nord de Miami. Les premières images de son arrestation, dans la région de Fort Lauderdale, montrent un homme râblé et très musclé, en débardeur noir, les cheveux ras, à l’exception d’une fine queue de cheval.

« CNN sucks »

Les fenêtres d’une camionnette blanche qui lui aurait appartenu sont couvertes de photos de Donald Trump et de son vice-président Mike Pence, aux côtés des visages, couverts d’une cible rouge, de la démocrate Hillary Clinton et de l’ancien président démocrate Barack Obama. Un autocollant attaque également CNN, la chaîne la plus régulièrement critiquée par Donald Trump. « CNN sucks » (« CNN craint »), peut-on lire notamment. Les deux figures démocrates et CNN figurent parmi les destinataires des engins explosifs interceptés cette semaine à travers les États-Unis.

Raciste, antisémite et homophobe

« Il était très en colère contre le monde, les Noirs, les juifs, les gays », a déclaré Debra Gureghian, manager d’une pizzeria à Fort Lauderdale qui l’avait embauché pour conduire sa camionnette de livraison pendant plusieurs mois. « Il n’a jamais dit qu’il voulait les tuer, les assassiner ou leur lancer une bombe, il disait juste ‘Si ça ne tenait qu’à moi, les gays, Noirs et juifs ne survivraient pas' », a-t-elle raconté au Washington Post, ajoutant qu’il semblait « fou » et « très, très étrange ». En 2002, Cesar Sayoc avait été inculpé pour une menace à la bombe contre un fournisseur d’électricité, selon les archives judiciaires du comté de Miami-Dade. Il avait écopé d’une peine d’un an avec sursis. Auparavant, il avait déjà été accusé de vol et de violences domestiques.

Fan absolu de Donald Trump

Cesar Sayoc arbore une casquette rouge marquée du slogan du président américain « Make America Great Again » sur une photo qu’il avait publiée sur son compte Facebook. Dans des tweets souvent décousus et mal orthographiés, accompagnés de nombreux retweets de photomontages rudimentaires, Cesar Sayoc appelait ces derniers jours à voter républicain le 6 novembre lors des élections parlementaires qui seront déterminantes pour la suite du mandat de Donald Trump. « Joyeux anniversaire meilleur commandant en chef perturbateur qui secoue Washington dans tous les sens », avait-il écrit en juin pour l’anniversaire de Donald Trump.

Des zones d’ombre sur son parcours et ses origines

Sur l’un de ses comptes, Sayoc se décrivait comme un ancien joueur professionnel de football, pratiquant aussi un sport de combat en cage. Certains médias avancent qu’il avait eu une carrière de danseur de type Chippendales. Il dit avoir fait des études vétérinaires à l’université en Caroline du Nord. Cesar Sayoc a également fait référence à de nombreuses reprises à la tribu amérindienne Séminole, tout en mentionnant des origines philippines.

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