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Le tourisme de mémoire, incontournable pour le centenaire de la Première Guerre mondiale

Ypres

Commémoration du centenaire de Passchendaele et de la troisième bataille d’Ypres les 30 et 31 juillet 2017, le lundi 31 juillet 2017. | © BELGA PHOTO POOL BENOIT DOPPAGNE

Société

Cent ans après la fin du conflit, les traces visibles de la Première Guerre mondiale sont les témoins perpétuels du sacrifice de centaines de milliers d’hommes en Belgique. Bunkers, monuments, cimetières, paysages de cratères, sont autant de témoins figés dans le temps et repères pour le tourisme de mémoire.


Dès la fin de la guerre, des anciens combattants, des familles ou de simples curieux se rendaient déjà sur les champs de bataille pour découvrir la guerre dans toute son horreur. Si les Belges commémorent chaque année le 11 novembre, ce sont surtout les Britanniques qui se rendent en pèlerinage sur les terres de Flandre occidentale où des centaines de milliers de leurs fils ont péri en 14-18.

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Des milliers de visiteurs chaque année

Le souvenir de la Première Guerre mondiale est très vivace outre-Manche, de même que dans les pays du Commonwealth, qui sont venus se perdre dans le bourbier du Westhoek. Chaque année, ils sont plusieurs milliers à se rendre dans la région d’Ypres pour honorer leurs ancêtres et visiter les musées, champs de bataille, bunkers et autres témoins du carnage de 14-18. Quelques tranchées comme le boyau de la mort à Dixmude, la Bayernwald à Wijtschate ou encore le Santuary Wood à Zillebeke, sont des visites incontournables, depuis des dizaines d’années d’ailleurs. Des tours « 14-18 » leur sont aussi proposés, de même que la cérémonie du Last Post, organisée tous les soirs sous la porte de Menin à Ypres, pour honorer les soldats tombés au champ d’honneur.

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Des itinéraires conçus par l’office du tourisme d’Ypres leur permettent notamment de rouler sur l’ancienne ligne de front. Ce type d’itinéraire avait d’ailleurs déjà été élaboré dans les années 20, par les bornes Wauthier, pour immortaliser la ligne de front et guider les premiers automobilistes avides de découvertes. En 2014, année de lancement des commémorations, près de 800 000 touristes avaient visité la région d’Ypres. Plus de 2 millions de personnes ont visité le Westhoek depuis lors, selon l’office du tourisme de Flandre occidentale. La majorité des touristes étrangers provenaient du Royaume-Uni.

Menenpoort
Porte de Ménin, Ypres ©  BELGA PHOTO NICOLAS MAETERLINCK

Aussi en Wallonie

La région du front occidental n’a pas l’apanage du tourisme de mémoire. En Wallonie aussi, des sites ont gardé les traces du premier conflit mondial. A Ploegsteert et dans la région de Comines, de nombreux monuments et musées dont le PlugStreet 14-18 ponctuent l’ancienne ligne de front. Des visites guidées sont organisées autour du front. Toujours dans le Hainaut, le cimetière de Saint-Symphorien rappelle la bataille de Mons de 1914 et abrite 500 tombes de soldats britanniques et allemands. Le cimetière a la particularité d’héberger les tombes des premier et dernier soldats britanniques tombés durant la Première Guerre mondiale. En région liégeoise, les forts de Flémalle, Boncelles, Lantin et Barchon, premiers témoins de l’invasion de 1914, font partie des visites incontournables. Mais au-delà des grands monuments et champs de bataille, chaque village et ville du pays attise la mémoire des victimes via les monuments aux morts dont les noms gravés rappellent que l’Homme paie toujours le plus lourd tribut à la guerre.

Avec Belga 

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