Le dimanche soir, les Belges angoissent

Le dimanche soir, les Belges angoissent

Dimanche

58,5% des moins de 34 ans se sentent chaque mois mal dans leur peau. | © Andrik Langfield / Unsplash

Société

Selon une étude, plus d’un quart des belge est angoissé à l’idée de reprendre le travail le lundi matin. Plus de la moitié (51,2%) des Belges se sentent régulièrement mal dans leur travail. Et malgré cela, 73% ne se met pas en quête d’un nouvel emploi. 

 

Vous êtes familier du blues du dimanche soir, votre coeur se serrant à l’idée de reprendre le lendemain un travail pas forcément épanouissant ? Vous n’êtes pas seul, révèle une enquête de RH Agilitas, anciennement t-interim, qui portait sur un échantillon de 650 travailleurs Belges représentatif par région, sexe, âge et diplôme. Selon celle-ci, plus de la moitié (51,2%) des Belges se sentent régulièrement mal dans leur travail. Un Belge sur 10 affirme ressentir ce mal-être de manière quotidienne et plus d’un quart (26,3%) des Belges est angoissé dès le dimanche soir à l’idée de reprendre le travail le jour suivant.

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Les moins de 34 ans plus touchés

Ainsi, une majorité des jeunes Belges de moins de 34 ans se sentent mal au travail. 58,5% d’entre eux se sentent chaque mois mal dans leur peau, contre 49,7 % pour les personnes de 35 à 49 ans, et 46 % des plus de 50 ans. Selon l’étude, la première explication de ce mal-être est le fait de ne pas se sentir valorisé. Viennent ensuite les délais serrés, les clients exigeants et le stress des bouchons. Enfin, le déséquilibre entre vie professionnelle et vie privée joue aussi un rôle important dans cette souffrance liée au travail : « Il existe de toute évidence une inadéquation entre les attentes des jeunes Belges et celles de nombreux employeurs. Celle-ci ne porte pas seulement sur les tâches accomplies quotidiennement, mais touche également à la personnalité et à la culture d’entreprise. Tous ces éléments doivent être en parfaite adéquation », explique Leen Martens, porte-parole d’Agilitas.
Travail
©  Rawpixel / Unsplash

En révélant ces résultats inquiétants, Agilitas appelle les travailleurs à mieux écouter leur instinct, soulignant que se sentir bien au travail est une condition essentielle du bonheur (au travail), et de façon plus générale le gage d’une économie qui fonctionne : « Êtes-vous plus dans votre élément au sein d’une entreprise à l’atmosphère moins stricte, dans laquelle vous devez trouver votre propre voie ou plutôt dans une entreprise orientée vers les résultats, présentant de nombreux défis ? », sont des questions qu’il convient de se poser, insiste la porte-parole.

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Fatalistes

Pourtant, la grande majorité des Belges qui se sentent mal dans leur travail ne sont pas à la recherche d’un nouveau job. Plus de la moitié (53,3%) accepte l’idée que le travail s’accompagne souvent d’un sentiment de mal-être. 73,1% n’effectuent aucune démarche pour trouver un autre emploi. Un phénomène « préoccupant, insiste Leen Martens : Ces résultats démontrent que nombreux sont ceux qui ne suivent pas leur instinct dans le domaine professionnel. Toutefois le fait de se sentir bien dans son travail a un impact direct sur notre sentiment de bonheur général ». Son conseil : respecter son intuition, et choisir un emploi correspondant à vos besoins et vos ambitions car « les personnes qui agissent en accord avec leur instinct sont plus confiantes dans la vie, exploitent mieux leurs talents, apprennent davantage, sont plus productives et surtout plus heureuses ». On n’en doute pas !

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