Pourquoi les femmes travailleront gratuitement jusqu’à la fin de l’année

Pourquoi les femmes travailleront gratuitement jusqu’à la fin de l’année

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Image d'illustration. | © Unsplash.

Société

Selon le collectif « Les Glorieuses », les femmes travaillent « gratuitement » depuis hier après-midi et ce jusqu’à la fin de l’année, en comparaison aux salaires de leurs collègues masculins.

Depuis exactement 15h35 hier après-midi, les travailleuses françaises travailleront « gratuitement » jusqu’à la fin de l’année. La raison : les criantes inégalités salariales entre femmes et hommes. C’est le collectif féministe « Les Glorieuses » qui, pour la troisième année consécutive, fait ce terrible constat, repris à l’unisson par la presse française, et propose des solutions pour mettre un terme à cette situation.

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#6Novembre15h35

Pour établir ce calcul, le collectif s’est basé sur les chiffres d’Eurostat, qui établit que la différence de salaire horaire est de 15,2% entre les hommes et les femmes en France. « On a gagné trois jours par rapport à l’année dernière. À ce rythme-là, il faudra attendre des années pour que les inégalités soient résorbées », constate Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses.


Le mouvement a appelé à partager le message sur les réseaux sociaux au travers du hashtag #6Novembre15h35. Une calculette a été mise en place, qui permet de connaître le salaire que l’on aurait, si l’on était une femme ou un homme. « C’est assez édifiant. C’est un outil qui marque bien les esprits et que l’on invite à partager », explique encore la fondatrice des Glorieuses. Une pétition a également été lancée pour appeler le gouvernement français à agir.

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Trois actions concrètes

Les Glorieuses veulent la mise en place concrète de trois actions. La première concerne le congé paternité, qui devrait être équivalent à celui proposé aux mères, comme c’est déjà le cas en Suède. Elle souhaitent aussi instaurer la transparence des salaires, dans les entreprises de plus de 25 salariés, et appellent aussi tout un chacun à révéler son salaire de manière individuelle. Troisième objectif : la création d’un certificat d’égalité, pour distinguer les entreprises qui paient leurs collaborateurs sans tenir compte de leur sexe.

« La lutte c’est toute l’année, il faut continuer à faire circuler le message. Et nous réfléchissons déjà à de nouvelles actions pour l’année prochaine », poursuit Rebecca Amsellem, précisant ne pas s’arrêter à cette campagne choc.

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