Cherif Chekatt a été abattu à Strasbourg : que signifiait la marque sur son front ?

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Portrait de Cherif Chekatt, l'auteur présumé de l'attentat de Strasbourg du 11 décembre 2018. | © AFP

Société

L’auteur présumé de la fusillade au marché de Noël de Strasbourg a été abattu par la police ce jeudi soir. Il portait une marque sur le front qui, selon certains, ferait de lui un homme radicalisé.

Selon l’AFP, Cherif Chekatt a trouvé la mort à Strasbourg ce jeudi soir, « après avoir tiré sur des policiers de sécurité qui ont riposté », indique une source policière. L’opération n’aurait pas fait de blessés parmi les policiers et les habitants du quartier.

Une marque qui a fait parler

« Tu vois la petite trace sur son front là ? C’est la preuve qu’il est radicalisé, à force de se prosterner pendant la prière. » La marque sur le front de Cherif Chekatt a copieusement fait parler d’elle ces derniers jours.

Au lendemain de la fusillade de Strasbourg qui a fait quatre morts et une dizaine de blessés, « la motivation terroriste de l’acte, au moment où l’on se parle, n’est pas encore établie », déclarait ce mercredi le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Ayant pris la fuite juste après l’attaque, l’assaillant a livré une longue course poursuite avec les autorités françaises avant d’être finalement abattu ce jeudi .

Signe de piété

Récemment révélé dans un appel à témoins, le visage de Cherif Chekatt est désormais connu de tous. Surtout depuis qu’un détail sur la photo de « l’individu faisant l’objet d’un mandat de recherche » a attiré l’attention et suscité l’interrogation. « Corpulence normale », « cheveux courts », « barbe éventuelle », « peau mate »… ; l’appel à témoin précise que l’homme recherché possède également une « marque sur le front ». Appelée « tabaâ » en arabe, cette trace apparaît sur le front à force de prosternation pendant les rites de prière musulmans. Pour certains, ce « cal » sur le front serait en réalité un marqueur de l’islamisme radical, voire un nouveau symbole de terrorisme.

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C’est du moins ce qu’a estimé le député franco-israélien Meyer Habib dans un tweet épinglé par le Huffington Post. Pour lui, cette marque sur le front du suspect ne fait plus aucun doute. « Que vous faut-il de plus », écrit-il sur Twitter réclamant une « rétention administrative d’urgence ». Idem pour cet internaute qui écrit : « Aucun signe de radicalisation du terroriste franco-algérien Chérif Chekatt ? Et le ‘cal sur le front’, une marque sombre qui apparaît sur le front de certains musulmans à force de se prosterner, parfois vue comme un signe de piété ? »

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Même l’enseignante française Barbara Lefebvre a déclaré sur le plateau de CNEWS que la marque sur le front de Cherif Chekatt était « le signe ostentatoire des islamistes qui passent leur temps à se frapper la tête sur le sol pendant les prières pour justement obtenir ce cal, qui, en quelque sorte, les distingue comme étant des pieux, des religieux au sein même de cette communauté », repère encore le Huffington. « Merci pour ce moment de paix et d’amour », a aussitôt ironisé une internaute. D’autres reprochant à l’invitée de sous-entendre qu’être un pieux musulman fait forcément de lui un terroriste en devenir.

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