Violentes tensions lors de la confrontation entre police et manifestants « contre Marrakech »

Violentes tensions lors de la confrontation entre police et manifestants « contre Marrakech »

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Ils étaient 5 500 à manifester cet après-midi sur le rond-point Schuman. | © BELGA PHOTO / JONAS ROOSENS.

Société

Entre 100 et 200 manifestants se sont montrés violents, notamment envers les symboles de l’Union européenne et les forces de l’ordre.

La confrontation entre la police et les manifestants rassemblés dimanche après-midi à l’appel de l’extrême-droite « contre le Pacte de Marrakech » se poursuivait en milieu d’après-midi aux alentours du rond-point Schuman, à Bruxelles. Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogène et tentaient de repousser les fauteurs de trouble vers le rond-point, a constaté un correspondant de l’agence Belga.

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Une situation qui dégénère

C’est après les prises de parole des organisateurs que la manifestation a pris un tournant violent, un groupe de hooligans rejoignant la rue de la Loi. Des pierres ont été lancées vers les policiers qui encadraient la manifestation, qui ont riposté avec un canon à eau. Du gaz lacrymogène a ensuite été utilisé.


Des manifestants ont arraché des poteaux, des barrières et des pavés, utilisés comme projectiles contre les forces de l’ordre.

Des slogans ouvertement racistes et xénophobes

Lors de leur arrivée sur le rond-point Schuman, les membres du Voorpost, un mouvement nationaliste flamand, ont scandé des slogans comme « linkse ratten, rol uw matten » (« rats de gauche, reprenez vos matelas »), « eigen volk eerst » (« notre peuple d’abord »), « geen jihad in onze staat » (« pas de djihad dans notre État »), « wij zijn het moe, grenzen toe » (« nous en avons marre, frontières fermées ») et « Michel ontslag » (« Michel démission »), ce dernier étant adressé au Premier ministre Charles Michel qui a approuvé le pacte de l’ONU sur les migrations.​

En parallèle à cette « marche de la honte », 1000 personnes ont manifesté contre le racisme et se sont rassemblées aux alentours de la gare du Nord, à l’appel d’une quarantaine d’organisations de gauche (syndicats socialistes, plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés).

Avec Belga

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