Pourquoi faut-il laisser les enfants croire au Père Noël ?

Pourquoi faut-il laisser les enfants croire au Père Noël ?

pere noel

Joyeux Noël ! | © Unsplash / Mike Arney

Société

« Le père Noël existe-t-il vraiment ? » La question finit tôt ou tard par se poser dans la tête de nos joyeux bambins qui réclament des preuves tangibles sur l’existence de ce « petit papa Noël »… qu’ils n’ont finalement jamais vu descendre du ciel.

 

Cette nuit, pendant que les petits seront au lit, il passera par la porte ou la cheminée pour venir déposer les cadeaux au pied du sapin encore allumé. En catimini et après avoir sifflé une gorgée de lait et grignoté un ou deux biscuits, il remontera sur son traîneau et s’envolera au rythme des grelots en clamant « ho ho ho ».

« Mais au fait, est-ce qu’il existe vraiment le père Noël ? » La question finit tôt ou tard par se poser dans la tête de nos joyeux bambins qui réclament des preuves tangibles sur l’existence de ce « petit papa Noël »… qu’ils n’ont finalement jamais vu descendre du ciel. Face au doute grandissant qui germe dans l’esprit des enfants, certains mettent tout en oeuvre pour faire perdurer le mystère. D’autres refusent en revanche de bâtir la magie de Noël autour d’un étrange personnage nommé Santa Claus. Alors au fond, que faire ?

 

Mensonge ou vérité

Pour ceux qui ne croient pas à l’histoire d’un vieux barbu vivant en Laponie entouré de lutins, inutile de faire semblant. « Si on croit qu’il n’existe pas, on peut le dire », explique Stéphane Clerget, pédopsychiatre interrogé par Brut. « Mais uniquement quand l’enfant nous pose la question », ajoute-t-il. « On n’est pas obligé de lui dire d’emblée qu’il n’existe pas. » Même si l’on a l’impression d’alimenter le plus gros mensonge de l’histoire de l’humanité. « Il y a des gens qui sont très rigides là-dessus », poursuit l’expert évoquant le cas de parents qui refusent de « mentir à leur enfant » et qui n’hésitent pas à leur dire que le père Noël n’existe pas. « Mais dans ces cas-là, que les gens aillent jusqu’au bout et qu’ils ne mentent jamais », souligne Stéphane Clerget, non sans prétendre que la tâche risque d’être difficile.

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Car s’il peut sembler « nécessaire » pour les uns, « important » pour d’autres de laisser leurs enfants croire au père Noël (et tout faire pour qu’ils y croient le plus longtemps possible), c’est aussi parce que « la croyance dans le personnage du père Noël traduit le fait que l’enfant vit dans un univers particulier qui correspond à la pensée magique », continue le pédopsychiatre. Un monde imaginaire « protecteur » faisant partie des « défenses indispensables au jeune enfant » pour « affronter la réalité ». Encourager un enfant à croire au père Noël, « ça ne veut pas dire qu’on lui ment », rassure l’expert. À condition qu’on l’accompagne également dans la sortie de cette croyance ainsi que dans le passage à l’âge de raison. « C’est aussi une façon de dire à l’enfant que les parents ne sont pas tout-puissants et qu’il y a quelque chose au-dessus d’eux (…) C’est l’intérêt aussi du message du père Noël. »

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Que l’on croit ou non au père Noël, il reste une règle à respecter pour Stéphane Clerget. « C’est de continuer à offrir les cadeaux au pied du sapin » afin de garder la surprise de ce qu’on l’on découvrira sous l’emballage plutôt que « d’emmener son enfant au supermarché et de le laisser choisir ses cadeaux ». En résumé, « laissons les enfants croire au père Noël, mais ne les obligeons pas à croire ».

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