Paris Match Belgique

La science promet des tomates piquantes

Tomate

La tomate et le piment ont un ancêtre commun. | © Alex Ghizila / Unsplash

Société

En modifiant les gènes, les scientifiques pourraient parvenir à produire des tomates piquantes, des kiwis d’une autre couleur et des fraises avec un goût différent. 

 

Des tomates piquantes en entrée ? Si le principe peut paraître loufoque, la technique de manipulation des gènes des fruits pourrait transformer l’idée en réalité. Des chercheurs brésiliens et irlandais affirment de plus que de telles méthodes pourraient offrir des avantages pratiques, principalement en raison du fait que les tomates épicées contiendraient des capsaïcinoïdes, ces substances chimiques piquantes comportant de nombreux avantages, et très présentes dans les piments forts.

Lire aussi > La « vache du futur » : une race OGM capable de résister au réchauffement climatique

De nombreux avantages

« Les capsaïcinoïdes sont des composés très précieux. Ils sont utilisés dans l’industrie des armes pour le spray au poivre. Ils sont également utilisés pour les anesthésiques (…) des recherches ont montré qu’ils favorisent la perte de poids », a expliqué à The Guardian Agustin Zsögön de l’Université fédérale de Viçosa au Brésil, co-auteur de un article plaidant pour les avantages de l’ingénierie des tomates piquantes. Dans une revue scientifique, le chercheur explique également que la culture des piments est complexe et demande énormément de main-d’œuvre. Il est de plus est difficile de conserver la consistance des fruits. La tomate génétiquement modifiée pourrait alors représenter une solution moins chère pour qu’on puisse encore plus bénéficier des bienfaits des capsaïcinoïdes.

Chili
© Thomas Evans / unsplash

Lire aussi > Des chercheurs affirment pouvoir redonner du goût aux tomates industrielles

En réalité, la tomate et le piment ont un ancêtre commun, qui s’est divisé il y a plus de 19 millions d’années : « Tous les gènes pour produire les capsaïcinoïdes existent dans la tomate, ils ne sont tout simplement pas actifs », explique Zsögön. Avec son équipe, le scientifique travaille déjà à la réalisation de cet exploit, qu’il espère accomplir d’ici la fin de l’année. La tomate piquante, prochain ingrédient de base du guacamole ?

CIM Internet