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Vélos, scooters et trottinettes à gogo se partagent à Bruxelles

Billy Bike

Le nombre de vélos disponibles sera doublé dans les prochains mois et passera de 150 à 300 vélos partagés. | © Billy Bike

Société

Ce mercredi, Billy Bike, les vélos électriques partagés, ont annoncé le lancement de leur nouvelle application désormais disponible à tous. À Bruxelles ces transports partagés ecofriendly proposent une offre de plus en plus large.

 

Dans les rues de Bruxelles, vous n’avez pas pu les manquer, les trottinettes partagées sont partout, sur la route et sur les trottoirs, personne ne sachant vraiment ni où elles peuvent rouler ni à quel endroit il faut les garer. Depuis le mois de juin dernier, trois entreprises se sont lancées dans la capitale en s’implantant à différents endroits : Troty, la belge, Bird et Lime, les américaines. Le principe ? On les localise grâce à une application, on les déverouille et on les utilise autant qu’on veut. Les trois entreprises pratiquent les mêmes prix, soit 0,15 cents/minute. Et quand c’est fini, l’utilisateur la dépose où il veut, en essayant de ne pas gêner le passage, ce qui n’est pas toujours facile. Ça s’appelle le freefloating (littéralement « flottant librement »), c’est-à-dire qu’aucune borne n’est installée pour accueillir les trottinettes non utilisées, contrairement à des systèmes de transports partagés tels que les Villos.

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Face à elles, les vélos partagés se font aussi de plus en plus nombreux et tentent de s’imposer depuis plusieurs années. En janvier 2018, l’une des entreprises présentes sur le marché bruxellois, Gobee bike, a déclaré forfait après avoir vu sa flotte se faire vandaliser dans plusieurs villes européennes. Ici aussi, le principe de free floating est le même que pour les trottinettes, on les dépose où on veut une fois qu’on a fini de les utiliser. C’est sans doute ce qui constitue la différence fondamentale avec les Villos qui ne se verrouillent et déverrouillent qu’une fois qu’ils sont installés à leur borne.

Ce mercredi, les vélos partagés Billy Bike ont annoncé le lancement officiel de leur application après une bonne année de test pour une partie privilégiée de 500 utilisateurs-testeurs. Sa particularité ? Ce sont les seuls vélos partagés qui sont également électriques. Ce qui en fait la société la mieux adaptée aux courbes topographiques de Bruxelles et ses nombreuses montées. Désormais, l’application est donc devenues accessible à tous. De quoi contenter les 11 000 membres qui étaient déjà sur leur liste d’attente.

Troty
Troty est la seule société belge de trottinettes électriques partagées à Bruxelles. ©Troty

À la conquête de l’Europe

Il était temps que ces vélos bleus et noirs se dévoilent enfin à tous, à l’heure où les trottinettes électriques s’imposent comme le moyen de déplacement le plus en vogue dans la capitale, toutes catégories d’âges confondues. À titre d’exemple, Lime compte déjà plus de 40 000 utilisateurs uniques pour 1200 trottinettes. Là où, dans les mois à venir, Billy Bike compte doubler sa flotte pour passer de 150 à 300 vélos.

« Notre objectif est de voir circuler à terme les Billy Bikes dans toute l’Europe »

Pourtant, la société bruxelloise de vélos électriques partagés ne cache pas ses ambitions. S’ils ne sont actuellement disponibles qu’à Bruxelles-ville, Etterbeek, Ixelles et Saint-Gilles, les cofondateurs, Pierre de Schaetzen et Guillaume Verhaeghe, entendent bien étendre l’offre à d’autres communes bruxelloises avant de conquérir les grandes villes européennes.

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« Notre objectif est de voir circuler à terme les Billy Bikes dans toute l’Europe, explique Pierre de Schaetzen. Quoi qu’il en soit, nous sommes très enthousiastes à l’idée de rendre les vélos disponibles à tout un chacun à Bruxelles. Sur la base des réactions enregistrées durant la phase de test, nous sommes totalement convaincus que les Billy Bike est prêt pour l’étape suivante ».

Les petits plus de Billy Bike

Et si les vélos bleus et noirs ont choisi de se lancer à plus grande échelle maintenant, c’est sans doute pour contrer le succès toujours grandissant des trottinettes électriques. Les fondateurs précisent en effet que les utilisateurs peuvent réserver les vélos à l’avance avec « une fonction qui n’existe par exemple pas pour les trottinettes partagées de Lime ou Bird« , annoncent-ils. Ils se positionnent ainsi clairement comme une alternative aux trottinettes électriques. Autre petit plus : une alarme du vélo peut être déclenchée via l’application au cas où quelqu’un ne retrouverait pas le vélo qu’il a réservé ou qui est géolocalisé sur son application.

Côté mobilité douce partagée, on retrouve aussi les Scooty, ces scooter électriques qui se sont lancés à Bruxelles à la fin de l’année 2016. Silencieux et léger, les scooters sont un peu plus cher à la minute (0,25 cents) et ont une vitesse maximum de 50 km/h. Seul hic, la possession d’un permis B est obligatoire, on s’en doutait un peu. De quoi repousser les plus jeunes qui se consolent facilement avec les trottinettes ou vélos électriques qui croisent leurs chemins.

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