Les deux journalistes de « Quotidien » arrêtés au Venezuela ont été libérés

Les deux journalistes de « Quotidien » arrêtés au Venezuela ont été libérés

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Les deux journalistes ont été arrêtés avec leur producteur dans le pays. "Depuis le contact a été perdu avec eux." | © Thomas Padilla/MAXPPP

Société

Deux journalistes de l’émission « Quotidien » avaient été arrêtés par les autorités et deux de leurs confrères chiliens expulsés après avoir été détenus plusieurs heures.

 

La presse étrangère subit les conséquences de la crise politique au Venezuela. Pierre Caillé et Baptiste des Monstiers, reporters de l’émission du journaliste et animateur Yann Barthès sur TMC, filmaient le palais présidentiel mardi soir quand ils ont été interpellés, ont indiqué des sources diplomatiques à l’AFP.

Les journalistes français ont été arrêtés avec « leur producteur dans le pays, Rolando Rodriguez », a précisé le Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP). « Depuis le contact a été perdu avec eux », a ajouté le SNTP, principal syndicat de journalistes au Venezuela. « Deux journalistes de notre équipe ont été arrêtés hier au Venezuela. Ils étaient sur place pour couvrir la crise politique. À l’heure actuelle, il est difficile d’en dire plus au risque d’aggraver leur situation. On pense à eux », ont tweeté des responsables de l’émission .

Ils ont finis par être relâchés par les autorités vénézuéliennes après avoir été retenus pendant deux jours, ont annoncé sur Twitter l’émission et l’ambassadeur de France au Venezuela. Pierre Caillé et Baptiste des Monstiers, « soulagés et un peu fatigués« , « vont bien et vont quitter le Venezuela dans quelques heures« , a précisé l’ambassadeur Romain Nadal, publiant deux photos des journalistes.

Le sort de leur producteur au Venezuela, Rolando Rodriguez, n’est pas connu.

Interdits d’accès

Par ailleurs, deux journalistes chiliens, également arrêtés mardi soir près du palais présidentiel, devaient être expulsés mercredi, a annoncé le syndicat. Rodrigo Pérez et Gonzalo Barahona travaillent tous les deux pour la chaîne de télévision chilienne TVN. Ils devaient quitter le Venezuela à 19 heures 20 (23 heures 20 GMT) à bord d’un vol de la compagnie Copa Airlines, qui fera escale au Panama. Ils avaient été arrêtés mardi soir par des membres de la sécurité présidentielle avec deux journalistes vénézuéliens. Ces derniers, Mayker Yriarte et Ana Rodriguez, de la chaîne de télévision numérique VPI, avaient été relâchés dans la matinée.

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Selon Mayker Yriarte, les autorités ont accusé les journalistes d’être entrés dans « une zone de sécurité » interdite d’accès. « C’est ce que font les dictatures : piétiner la liberté de la presse, bâillonner la liberté avec la violence. Je remercie seulement que nos compatriotes chiliens rentrent sains et saufs », a déclaré sur Twitter le ministre chilien des Affaires étrangères, Roberto Ampuero, dénonçant « 14h de détention injustifiables ». Plus tôt, le président chilien Sebastián Piñera avait exigé la « libération immédiate » de ses deux compatriotes.

De nombreux reporters étrangers ont été arrêtés ou expulsés ces dernières années au Venezuela, faute de visa de journaliste.

 

Avec Belga

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