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« C’est pas de tes roses que je veux, c’est la fin du patriarcat »

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Image d'illustration. | © Unsplash/Lucia

Société

Dans la nuit de dimanche à lundi, un groupe de militantes féministes ont remplacé de nombreuses affiches publicitaires par des messages engagés annonçant la journée internationale des droits des femmes du 8 mars.

« Plus de care, moins de précaires », « c’est pas tes roses que je veux, c’est la fin du patriarcat. » Ce lundi, les panneaux publicitaires d’environ 70 arrêts de tram et de bus à proximité du campus de l’Université libre de Bruxelles (ULB) à Ixelles étaient plus engagés que d’habitude. Durant la nuit, un groupe de féministes ont remplacé les images commerciales par des slogans abordant différentes facettes du sexisme comme la culture du viol, le poids de la charge mentale ou les violences faites aux femmes. En arrachant les publicités qui montrent des jeunes femmes dénudées particulièrement minces, le collectif s’attaque par exemple au sexisme lié au diktat de ces critères de beauté.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des militantes féministes ont mené une action de désobéissance civile pour visibiliser…

Publiée par Étudiantes de l’ULB en grève le 8 mars sur Lundi 4 mars 2019

L’occasion également de rappeler que le 8 mars est bien une journée de lutte pour les droits des femmes, et non « la journée de la femme ». Une dénomation qui permet aux entreprises de proposer des promotions ou d’appeler à offrir des fleurs, des sous-vêtements et des cadeaux aux femmes. Chaque année, l’utilisation à des fins commerciales de cette journée fait grincer les dents des féministes.

« Quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête »

Ce vendredi, toutes les femmes, ou toute personne s’identifiant comme femme sont appelées à une grève du travail salarié, une grève du soin aux autres, une grève de la consommation ou une grève étudiante. En fonction de qui elles sont et d’où elles se trouvent, les femmes sont encouragées par le Collecti.e.f 8 maars à montrer que « quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête ».  « Chaque femme peut prendre part à la grève à sa manière, selon ses possibilités, ses affinités, ses envies et sa réalité quotidienne. Pour celles qui ne peuvent pas se mettre à l’arrêt toute la journée, le Collecti.e.f propose de faire du bruit là où elles se trouveront à 14h le 8 mars », explique Moana Genevey, membre de ce collectif.

Celui-ci sera installé au Carrefour de l’Europe entre 9h et 17h le 8 mars. À 17h, une marche partira de la gare centrale. Plusieurs activités y seront organisées pour évoquer les aspects de la vie pour lesquels les femmes sont parfois discriminées: violence, migration, travail, travail domestique, sexualité. Des concerts et des espaces de discussion sont également prévus. D’autres mobilisations sont prévues en Belgique.

Avec Belga

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