Le harcèlement de rue, ça fait quoi ? 5 clips pour se rendre compte

Le harcèlement de rue, ça fait quoi ? 5 clips pour se rendre compte

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La harcèlement de rue est devenu dangereusement banal. | © Pixabay

Société

Sifflements, remarques, insultes, … le harcèlement de rue est le lot quotidien de nombreuses femmes et il a été dénoncé à maintes reprises. Pour faire comprendre aux personnes qui ne le subissent pas, ce que ça fait, plusieurs réalisateurs ont pris leur caméra pour réaliser des courts métrages éloquents.

« Hé mademoiselle », « t’es bonne », « tu cherches », « jolies jambes », etc. Ces phrases, on les entend tous les jours dans la rue. Elles arrivent aux oreilles de femmes quotidiennement, les mettant mal à l’aise. Certaines font semblant de ne rien entendre, peu osent confronter les hommes qui leur font des remarques, toutes sont touchées d’une manière ou d’une autre par ces remarques affligeantes et parfois violentes entendues régulièrement. Pour dénoncer ces agissements de plus en plus exposés à l’heure actuelle, plusieurs clips et courts-métrages ont été réalisés par des professionnels, mais aussi par des étudiants.

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Mademoiselle

Sorti en décembre passé, Mademoiselle est un clip d’à peine une cinquantaine de secondes, réalisé par Elena Focsa et Maëlle Banton, deux étudiantes aux Ateliers de l’image et du son. Leur clip a décroché le prix du jury au festival Finpret de courts-métrages sur la prévention médicale et la promotion de la santé des étudiants. Il dépeint l’oppression que peuvent ressentir les femmes qui entendent des remarques, des insultes, des sifflements, des violences au quotidien, des agressions qui ne sont pas sans conséquence. Le tout en mettant les femmes dans le rôle de leurs agresseurs. Ce sont elles qui parlent. 

 

Au bout de la rue

Niveau réalisme, le court métrage Au bout de la rue, réalisé par Maxime Gaudet, un jeune réalisateur français est plutôt juste. Il dépeint le trajet d’une femme seule, le soir, qui traverse plusieurs rues assez désertes hormis quelques groupes d’hommes. Ce qu’ils disent, c’est vraiment ce que les femmes entendent quotidiennement. L’absence de réaction de l’actrice et son retour à la maison comme si de rien n’était, démontrent bien à quel point le harcèlement de rue est dangereusement banal.

 

Je suis le chemin du retour

Présenté au Nikon Film Festival, Je suis le chemin du retour présente en deux minutes le chemin du retour du travail d’une femme seule. Chaque commentaire ou insulte des hommes qu’elle croise représentent autant de cadeaux qui l’encombrent. De quoi se rendre compte du poids que constituent les mots et de l’impact que cela a sur les femmes de manière quotidienne.

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Pour voir le court métrage, cliquez sur l’image. ©Nikon film festival

Hé mademoiselle

Dans un tout autre style, mais aussi réalisé par des étudiants (dans le cadre de la formation cinéma d’animation 3D de l’école ESMA), le court métrage Hé mademoiselle. Plus léger, plus long, plus classique, il dépeint une jeune Parisienne chantant et dansant dans la rue qui revient vite à la réalité lorsque les hommes sur son chemin se comportent comme des vrais prédateurs. Il démontre qu’il est parfois difficile de simplement se promener de manière insouciante dans la rue lorsqu’on est une jeune femme seule. Et à la fin ? C’était une journée comme les autres.

Tu devrais être flattée

Finalement, le harcèlement de rue n’est pas qu’une affaire entre les harceleurs et les harcelées. L’entourage joue aussi un rôle dans la banalisation des comportements douteux ou dans le soutien à la victime. Marie Nardon s’est inspirée de faits réels subis par elle ou ses copines pour écrire le scénario du court métrage Tu devrais être flattée.

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