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Amnesty International accuse des miliciens yéménites d’avoir violé des enfants

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Un enfant yéménite dans la capitale du pays, le 10 mars 2019. | © MOHAMMED HUWAIS / AFP

Société

Les familles des victimes présumées ont rapporté ces agressions aux autorités locales, mais aucune mesure juridique n’a été prise.

Des garçons, âgés de huit à seize ans, ont été violés dans une ville assiégée du Yémen en guerre, a rapporté lundi l’ONG de défense des droits humains Amnesty International, précisant que les suspects sont des miliciens. L’organisation a affirmé avoir recueilli des preuves faisant état de viols sur trois garçons et d’une agression sexuelle sur un quatrième, commis dans la ville de Taëz (sud-ouest), aux mains des forces progouvernementales et assiégée par les rebelles Houthis.

Les familles respectives des quatre garçons ont indiqué à Amnesty que leurs fils avaient été agressés au cours des huit derniers mois, notamment dans une mosquée. Elles ont affirmé avoir rapporté ces agressions au service d’enquêtes criminelles de Taëz, selon Amnesty, mais aucune mesure juridique n’a été prise par les autorités locales.

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« Les viols et agressions sexuelles commis dans un contexte de conflit armé sont des crimes de guerre. Les personnes occupant des postes de commandement qui s’abstiennent de faire cesser ces agissements odieux peuvent elles-mêmes être tenues pour responsables de crimes de guerre », rappelle la directrice régionale d’Amnesty pour le Moyen-Orient, Heba Morayef.

La crainte des familles

Une mère a indiqué à l’ONG que son fils de huit ans avait été violé à deux reprises en 2018 dans une mosquée, par deux hommes, dont le fils d’un imam lié à Al-Islah, un parti proche de la confrérie des Frères musulmans et de l’Arabie saoudite. Des rapports médicaux lus par Amnesty montrent que le garçon souffre de commotions depuis l’agression.

Un homme a rapporté que son fils de 13 ans avait été violé par les mêmes hommes, dans la même mosquée, ajoute Le Monde. Un garçon de 16 ans a confié à Amnesty avoir été violé en décembre sous la menace d’une arme par « un milicien lié à Al-Islah ». D’autres agressions de ce type ont pu avoir lieu sans être rapportées, en raison de la crainte des familles à l’égard des miliciens, qui ont prospéré à cause de la guerre, d’après Amnesty.

Avec Belga

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