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Christchurch : Les Néo-Zélandais se pressent pour rendre leurs armes à la police

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Des mesures radicales ont été prises par les autorités néo-zélandaises pour remédier au problème des armes à feu. | © WILLIAM WEST / AFP.

Société

La Première ministre du pays a annoncé un délai à ses concitoyens pour qu’ils restituent leurs armes semi-automatiques et leurs fusils d’assaut.

 

Des centaines de Néo-Zélandais ont entamé les démarches pour rendre leurs armes, dans la foulée de l’interdiction de la vente des fusils d’assaut et armes semi-automatiques en réponse à la double tuerie des mosquées de Christchurch, a annoncé vendredi 22 mars la police. Celle-ci a toutefois également déploré un grand nombre de fausses déclarations de restitution d’armes sur son site internet.

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La Première ministre Jacinda Ardern a annoncé jeudi l’interdiction de la vente des fusils d’assaut et armes semi-automatiques. Cinquante fidèles ont été abattus il y a près d’une semaine par un suprémaciste blanc australien dans deux mosquées de Christchurch, la plus grande ville de l’île du Sud, un massacre qu’il a filmé et diffusé en direct sur Facebook. Immédiatement après le carnage, Jacinda Ardern avait annoncé un durcissement d’une législation qui avait permis au tueur d’acheter en toute légalité l’arsenal ayant servi à l’attaque, y compris des armes semi-automatiques. « Pour résumer, chaque type d’arme semi-automatique utilisée dans l’attaque terroriste de vendredi sera interdit dans ce pays », a déclaré Jacinda Ardern.

Des amendes et de la prison si les armes ne sont pas restituées dans les délais

Jacinda Ardern
Jacinda Ardern, Première ministre néo-zélandaise. © Marty MELVILLE / AFP.

L’interdiction de vendre ces armes est entrée en vigueur jeudi à 15h (soit 3h du matin en France) et une période a été décrétée pour la restitution des armes. La cheffe du gouvernement a annoncé un programme de rachat pour un coût estimé entre 100 millions et 200 millions de dollars néo-zélandais (jusqu’à 120 millions d’euros). Il y aura une période d’amnistie mais toute personne qui n’aura pas rendu ses armes dans les délais s’exposera à des amendes allant jusqu’à 4.000 dollars néo-zélandais (2.430 euros) et trois ans de prison.

Dans les 20 heures qui ont suivi l’entrée en vigueur de l’interdiction, près de 500 personnes ont appelé un numéro spécial mis en place par la police pour que les personnes entament les démarches de restitution, a annoncé la commissaire ajointe Tusha Penny.

(« Jusqu’à aujourd’hui, je faisais partie de ces Néo-zélandais à qui appartenait un fusil semi-automatique. Dans certaines circonstances, ils peuvent être assez utiles sur le terrain de ma ferme, mais mon désir de commodité ne l’emporte pas sur le risque d’utilisation abusive. Nous n’avons pas besoin de ça dans notre pays. Nous devons nous assurer que ça n’arrivera plus. »)

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Mais si le durcissement de la législation est globalement très soutenu par la classe politique, jusque dans les rangs de l’opposition, certains adversaires de cette interdiction ont voulu manifester leur mécontentement en adressant de fausses déclarations de restitution en ligne. « Ces individus n’ont peut-être rien à faire, mais ce n’est pas le cas de la police », a-t-elle dit. « Dans les conditions actuelles, c’est inacceptable. »

La police estime à 1,2 million le nombre d’armes à feu en circulation en Nouvelle-Zélande, un pays de 4,5 millions d’habitants. Elle n’a fourni aucune estimation du nombre d’armes de type militaire détenues par la population.

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