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Un pansement pour lutter contre l’homophobie

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Les pansements s'affichent sur les réseaux sociaux. | © Peter Hershey/Unsplash

Société

Des images de personnes portant un pansement arc-en-ciel fleurissent sur les réseaux sociaux. Elles dénoncent l’homophobie qui frappe toujours aujourd’hui. En France, l’association Aides rapporte qu’il y a une agression physique homophobe toutes les 33 heures.

En France, une personne est victime d’une agression physique homophobe et transphobe toutes les 33 heures. Les agressions verbales du même genre se produisent toutes les 8 heures. Soit trois par jour. Ces chiffres fous, ils sont rapportés par l’association Aides qui lutte contre le Sida et ont été émis par le ministère français de l’Intérieur (novembre 2018). Cette violence se trouve à l’école, dans la famille, au travail ou même dans l’espace public. Afin de lutter contre cette homophobie toujours bien présente, l’association Aides a décidé de lancer une grande campagne derrière le hashtag #LHomophobieFrappeToujours. Le principe est de s’afficher avec un pansement aux couleurs de l’arc-en-ciel collé sur le visage. Il y a même un filtre qui existe pour les photos de profil sur Facebook. Le but est de montrer au grand jour la solidarité avec les personnes victimes d’agressions homophobes et transphobes et de condamner l’homophobie. À travers cette campagne, elle espère aussi lutter contre le sida.

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Si l’association a décidé de s’en prendre de front à l’homophobie, c’est parce que « lutter contre l’homophobie c’est aussi faire reculer le sida », explique-t-elle. « Depuis plus de 30 ans, la stigmatisation et la pénalisation de l’homosexualité font le lit de l’épidémie de VIH. L’homophobie vécue au quotidien, l’exclusion, les menaces verbales et physiques acculent de nombreux gays, bis et trans à la clandestinité et favorisent les prises de risques. S’attaquer aux discriminations individuelles et à la criminalisation de l’homosexualité encore en vigueur dans plus de 70 pays, c’est permettre à des millions de personnes de vivre pleinement leur identité. C’est aussi leur garantir un réel accès aux soins et à la prévention ». Les LGBTphobies sont donc un terreau plus fertile pour le développement des infections sexuellement transmissibles et de l’épidémie de VIH.

Ce sont d’abord les influenceurs qui ont été invités à arborer le pansement sur les réseaux sociaux en signe de soutien. Mais le grand public a rapidement emboîté le pas. L’objectif de l’association étant de « créer un mouvement de solidarité nationale et condamner l’homophobie, et avec elle, agir sur l’épidémie de sida ».

 

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