Paris Match Belgique

La juge Gruwez et son année de tous les dangers : « J’ai un fond mécréant »

Vidéo Société

Un an après notre première rencontre – à l’époque de la sortie du film « Ni juge, ni soumise », couronné dans la catégorie Meilleur documentaire aux Magritte et aux César 2019, nous avons revu Anne Gruwez lors d’une soirée à domicile. Peu après la parution de notre article, en mars 2018, elle s’était fait taper sur les doigts par le juge Hennart, alors président du tribunal de première instance de Bruxelles. Il lui avait interdit de s’exprimer dans la presse et, plus tard, d’apparaître à la cérémonie des Magritte. Elle s’y rendra néanmoins mais en silence.

Elle revient sur cette aventure hors format, sur la publicité de son personnage « à son corps défendant », nous raconte aujourd’hui ce que les trophées et la médiatisation liée ont changé dans sa vie. Elle parle de cet état de grâce que lui a valu le documentaire à succès et de l’usage utile qu’elle en a fait. Les missions sociales, la juge d’instruction les mène depuis longtemps dans l’ombre. Elle soutient notamment l’ASBL Dispositif relais, qui traite de la récidive et propose des spectacles de théâtre-action. Le dernier, intitulé Peine perdue, a eu lieu à Forest le 21 mars. Elle l’évoquera longuement. Nous parlons aussi, entre autres, de terrorisme, de féminisme, de procréation, de pardon dans l’Église, de Michael Jackson et de Georges Simenon.

Lire aussi > Ni juge, ni soumise César 2019 : Une soirée chez Anne Gruwez

« Je vous rappelle l’adresse. C’est à Woluwe-Saint-Lambert, non loin du parc du Sacré-cœur de Linthout qui a été mon premier combat pour la préservation de l’environnement ! » Anne Gruwez nous attend, comme elle l’avait fait il y a un an, dans l’embrasure de la porte. Elle est tout de noir vêtue. Le cheveu en pétard. « Vous venez chez moi chaque fois pour la Journée des femmes, ou pas loin. Quelle belle tradition nous créons ! Champagne donc !. Car comme je dis toujours, il vaut mieux choisir le vin que le médoc (comprenez médicament). Mais pas avant 19 heures hein, c’est une règle absolue ! »

« Ces crânes sont magnifiques ! »

Sur une nappe blanche, elle a posé quelques objets qui lui sont chers. Dont une série de bouquins à thème pour la mise en bouche. On reconnaît entre autres Demain le Palais de justice (sous la direction de Jean-Pierre Buyle & Dirk Van Gerven, éd. Les Impressions nouvelles), un « livre manifeste », recueil d’œuvres de cinquante artistes belges qui imaginent le monument à la fin du siècle, un temple fantasmé en mode futuriste. Elle nous montre la photo d’un spectacle dans lequel elle a joué il y a sept ans dans ce palais qu’elle aime. Et une affiche : « Sauvons le Palais de justice » – le plus grand des bâtiments publics belges et le plus mal aimé des gouvernements successifs qui se déglingue en longueur sous nos yeux effarés. Il est dans un état de délabrement comparable à celui de la justice selon nombre de ses acteurs qui dénoncent un désinvestissement chronique dans l’institution. Avec Anne Gruwez, on pourrait y passer la soirée.
La juge s’assied dans un fauteuil, feuillette un livre monumental et se pâme devant quelques clichés crus. « Ces crânes sont magnifiques! »,  lance-t-elle en nous montrant les images glossy. La bible s’intitule Thanatologie et médecine légale. Ensuite elle part vers la cuisine pour nourrir ce chat, Moïse, dont elle assure la garde alternée avec sa voisine. « Quand il m’emmerde, je lui dis : rentre chez ta mère. »

Elle montre une photo avec les trophées de Ni juge, ni soumise trônant sur le capot d’une vieille Buick corbillard. Elle souligne et savoure ces deux derniers mots en les prononçant. Elle a demandé elle-même que les récompenses soient immortalisées de concert, sur cette toile de fond inédite. La mise en scène kitsch la comble d’aise.
Anne Gruwez nous montre son bureau du premier étage. « Je n’y emmène jamais personne. Le papier peint (enfin, son absence), c’est voulu », dit-elle en montrant les murs défraîchis. « Et le balatum aussi, il est d’époque, les années 70. » Au fond, un lit de camp. Il est destiné à sa nièce, « anciennement SDF. Elle débarquait parfois ici à 3 heures du matin, je lui faisais des œufs au plat et puis elle s’écroulait sur son lit. »

Au mur, une affiche de Ni juge, ni soumise en anglais (So Help me God). Une sculpture héritée de son grand-père, plusieurs bibelots. Il y a aussi, quelque part dans la maison, un poste de télévision. « Elle n’est pas raccordée, mais je l’ai. Qu’on ne vienne pas me dire que je suis une ploucesse ! Et je paie mon abonnement même sans le raccordement ! »
Elle émaille toujours son discours de citations et manie avec un art fini l’auto-provocation. Un esprit bouillonnant qui raffole de la remise en question. Sur une table, Le nègre de Simenon. «J’adore le graphisme de cette couverture, à la Mondrian.» Le titre donne lieu à un long préambule sur le vocabulaire, sur l’évolution de la langue. « Il faut que je comprenne cette évolution. Prenez ce mot « nègre », il n’a plus la même signification aujourd’hui. S’intéresser au langage parlé couramment et à son évolution dans la rue est crucial pour comprendre l’autre.»

 

Dans le bureau d’Anne Gruwez, à l’étage de sa maison. De l’autre côté, sur le balatum « pourri, c’est volontaire », un lit de camp destiné à sa nièce, « ex-SDF ». ©Ronald Dersin

Comment avez-vous traversé cette période de médiatisation à travers le succès du documentaire ? Cette expérience vous a-t-elle fondamentalement changée?

Anne Gruwez. J’ai vécu depuis votre dernière apparition chez moi une année dont je ne dirai pas qu’elle a pu être épouvantable… J’ai pu soulager mon esprit de toutes les mauvaises pensées qui l’abîmaient. J’ai beaucoup appris, j’ai grandi. J’ai notamment appris beaucoup de choses sur les autres. Un ami m’avait dit il y a plus d’un an : attention, ce n’est pas toi qui vas changer, mais c’est le regard des autres sur toi qui évoluera. Il avait raison. Il y a un an et demi par exemple, j’étais une petite bonne femme juge d’instruction avec rien d’extraordinaire dans cette vie que j’aime pour tout ce qu’elle fait pour moi, et tout à coup je me suis retrouvée en tête du box-office et on a beaucoup parlé de moi.

Aviez-vous anticipé cette notoriété, au moins en partie ?

Bien sûr que non ! Je n’aurais jamais imaginé un instant monter sur une scène pour les Magritte ou les César… C’est a priori de l’ordre de l’impossible, même pas de l’ordre du rêve ou du fantasme mais de l’inexistant. Ce qui me fait dire chacun a son heure de gloire.

Par ailleurs un public large a vu et soutenu le film, un fan club informel s’est développé. On a vu de nombreux pros de la justice causer dans l’ombre des salles obscures, accrochés à leur siège devant le documentaire de Jean Libon et Yves Hinant. Vos collègues ont-ils fait mention du film ?

De ce côté, rien à signaler. Mes collègues ont eu la délicatesse de ne rien évoquer. Et c’est bon. Dans la rue, il arrive qu’on m’interpelle, dans les commerces du quartier ou ailleurs. Jusqu’ici, ça s’est toujours passé de façon très cordiale. J’ai soupé chez des copains la veille des Magritte. Ils étaient parfaitement au courant mais n’ont pas dit un mot sur le sujet, impeccable ! Car on était au paroxysme de tout ce stress. Je les en ai remerciés. C’est important pour l’équilibre car je ne peux pas vivre de cette façon, ce n’est pas possible. Par ailleurs ma « clientèle » n’est, pour la plupart, pas au courant, et c’est très bien.

Que retenez-vous de cette année, avez-vous des craintes ou des désirs neufs ?

J’ai vécu quelque chose de rare, quelque chose que les autres trouvent extraordinaire et dans lequel, moi, j’ai avancé en rentrant un peu les épaules : Excusez-moi de prendre autant de place ou de prendre cette place-là. Je regrette simplement de n’avoir pas pu savourer davantage.

Cette attitude de repli physique était liée sans doute à l’injonction lancée par le juge Hennart qui, lorsqu’il était président du tribunal de première instance de Bruxelles, vous a interdit de parler du film et d’apparaître à la cérémonie des Magritte. Cela ne vous a pas empêchée d’y aller mais vous n’êtes pas montée sur scène et ne vous êtes pas exprimée.

Le président Hennart m’a interpellée en avril dernier, peu après la publication de votre article (en mars 2018. NDLR). La suite, vous la connaissez.

Vous confirmez ce que vous avez déjà déclaré : vous n’êtes donc pas candidate à la succession de Luc Hennart à la présidence du tribunal de première instance.

La succession du président Hennart ? Je n’y pensais même pas. Non que ça ne m’intéresserait pas. Je suis bilingue donc je réponds aux critères. Mais que je sois dans les conditions ou pas, ça m’est équilatéral. Ce serait une erreur pour le tribunal que j’aille me mettre là-dedans. Parce que, à mon corps défendant, j’apparais, de fait, aux yeux de l’opinion comme une protagoniste récente d’un “clash” avec M. Hennart pour lequel par ailleurs j’ai tout le respect qu’on veut. Alors, certes ça ne devrait avoir dans l’absolu aucune importance mais il faut tenir compte de l’opinion publique quand on vise de telles responsabilités. Je n’entre pas dans la polémique car je n’aime pas ça. Il y a une très belle citation d’Antigone de Sophocle, qui dit à Créon : « Je ne suis pas née pour haïr mais née pour aimer. Ouk Sunechtein, kain sunphilein échôn » en grec ! Imaginez quelle image ça donnerait dans le public de voir deux personnes se battre pour ce poste ! Ce serait courir à la division du tribunal. Et ce serait une erreur pour la justice. Je travaille avant tout pour la justice. Et aussi bien sûr pour mon prêt hypothécaire ! D’autant que je ne vous cache pas que je peux être panier percé… J’adore courir les brocantes pour me détendre.

Si cette intervention de Luc Hennart n’avait pas eu lieu, ou même si le film n’avait pas été réalisé, vous auriez aimé obtenir ce poste ?

Ça a eu lieu ! Vous savez, je vous en ai parlé la dernière fois, j’ai eu cet accident à la main quand j’étais jeune fille. Eh bien il a eu lieu et je dois en tenir compte. Il ne faut pas vouloir refaire constamment le monde, mais parfois pouvoir le prendre comme il est. À mon âge je suis obligée de me retourner pour voir mon avenir. Et puis le monde tournera sans moi…« Aujourd’hui pour moi, demain pour toi. Ainsi passe la gloire du monde. Hodie mihi, cras tibi, sic transit Gloria mundi » ! Je vous rappelle par ailleurs que je fais partie de la Ligue des optimistes. Donc je me jette aussi dans les autres avec passion, même si j’ai les épaules un peu rentrées.

 

Le livre « Demain le palais de justice ». Un ouvrage collectif réalisé par cinquante artistes qui plaident pour le sauvetage du monument culte. ©Ronald Dersin

Certains vous ont reproché d’avoir occupé cet espace médiatique au détriment de vos “clients”, de ceux qui ont accepté d’apparaître dans le film.

Je veux que ce dont je bénéficie pour le moment, une phase très momentanée, puisse servir à d’autres projets. Par exemple le fait d’avoir rencontré tel ou tel ministre dans le cadre des festivités liées au film peut avoir un usage, pour ma clientèle. J’ai vu aux Magritte Fadila Laanan, Céline Fremault, Alda Greoli… Je ne les connais pas bien mais je profite en tout cas de ma visibilité pour en donner à d’autres. Et à ces autres projets (à lire par ailleurs). La visibilité pour moi-même ne présente aucun intérêt. Si je gagne au Lotto demain, j’organise une fête pour tous les copains. On n’a jamais vu ni un ego ni un compte en banque suivre un cercueil.

Si c’était à refaire, participeriez-vous à nouveau au film ? Avez-vous des regrets à l’idée d’avoir été mal comprise parfois ?

Des regrets ? Non, j’ai fait quelque chose, je ne le regrette pas. Qu’on se dise pourtant bien que je ne me résume pas à ce film. Vous connaissez très certainement cette phrase de Jules Claretie empruntée en partie à Confucius je crois. « Tout homme qui dirige, qui fait quelque chose, a contre lui ceux qui voudraient faire la même chose, ceux qui font précisément le contraire et surtout la grande armée des gens, d’autant plus sévères, qu’ils ne font rien du tout. »

« Il y a le mois sans alcool, pourquoi pas une Journée des femmes ? »

Cette Journée internationale des droits des femmes, ça vous inspire vraiment ?

Bon, il y a le mois sans alcool, pourquoi pas en effet une Journée des femmes ?

Même si vous ne vous proclamez pas particulièrement féministe. Est-ce le privilège d’une femme de tempérament comme on dit ? De celles qui n’auraient pas besoin de brandir un drapeau pour s’affirmer ?

J’ai beaucoup évolué. Je vous disais l’an dernier que je n’étais pas féministe. Être femme doit suffire pour se battre, pas besoin de le revendiquer. Mais tout de même, parfois, je me dis que certains homme exagèrent à vouloir régler entre eux les problèmes des femmes.

Donc en cette sacrée journée, il faut tout de même parler un peu sexisme.

La prééminence du mâle est terriblement ancrée dans la mentalité universelle. Quand on voit les chefs de l’Église, ce sont toujours des mâles. La société mondiale est encore terriblement aux mains des hommes et l’homme est encore mis sur un piédestal. J’ai entendu à la radio la présidente du MOC qui avait observé que quand la femme pique une colère, on la qualifie d’hystérique ; la colère de l’homme est elle, sans doute divine !… Il y a un espace de déni de la femme.

Lire aussi > Pourquoi la journée des femmes est toujours nécessaire en Belgique

Être une femme, ce n’est pas obligatoirement avoir des enfants, soulignez-vous.

Claude Lévi-Strauss avait analysé la question et avait conclu sur base de l’analyse des populations tribales que 30% des femmes n’étaient pas des mères. Une femme qui n’a pas d’enfant c’est triste, paraît-il. Et je me souviens que quand je suis entrée dans la magistrature, à 33 ans et que j’ai été présentée au Premier président de la cour d’appel, il m’a dit : vous ne devez pas oublier d’en faire sinon vous aurez une déprime à 40 ans etc. J’ai attendu cette déprime qui n’est pas venue. Ça ne s’est pas mis et puis le temps a passé et puis les enfants des autres ont grandi et finalement ils n’avaient plus d’enfant non plus ! Aujourd’hui j’ai les enfants que je ramasse dans ma clientèle de 18 ans ou de 20 ans. Je me suis plu aussi à montrer la ville de Bruxelles à mes neveux et nièces, à faire avec eux les Journées du patrimoine ou Voir et Dire et, rassemblés aujourd’hui dans Explore Bruxelles.

« On est éduqué pour pécher, être culpabilisé puis pardonné d’une main divine »

Vous croyez dites-vous en Sainte-Rita. Comment analysez-vous les affaires de pédophilie dans l’Église. Dénonciation pas toujours systématique, degrés, origines, et poids du pardon…

Si on parle d’abus sexuels au sens large, je peux évidemment vous en citer ! Bon, les pédophiles, on les trouve en général près des jeunes et les escrocs près des vieillards, simple question d’observation. Quant au pardon, l’Église commet à mon sens une erreur. La seule personne qui puisse pardonner, c’est la victime. Il n’est pas question qu’une institution aussi honorable soit-elle, pardonne en-dehors de la victime. Le pardon est acte personnel qui vient de la personne qui a été offensée et ne peut pas être le fait d’un tiers. Que Dieu absolve les péchés c’est son problème, mais qu’il n’accorde pas son pardon à la place de la victime car ça ne va pas. Mais bon, j’ai un fond mécréant ! Quant à vouloir sauver le pécheur, c’est bien mais pas au prix de protéger sa faute éventuelle ou de l’effacer… Je ne suis pas théologienne mais je me permets d’observer que ce qui paraît plus important dans la religion catholique, ce n’est pas la victime mais le péché. Dans les évangiles, je lis beaucoup de passages évoquant le pardon du péché, je vois peu de textes qui abordent la question de la victime. Marie Madeleine la prostituée, on lui pardonne ses péchés mais on ne s’intéresse pas au fait qu’elle aurait pu être victime d’autrui. Comment voulez-vous que les gens imprégnés de cette notion aillent fustiger le pécheur qui, pour autant qu’il se repente, est accueilli dans le troupeau du seigneur ? Dans l’Église, si j’ai bien compris le discours d’aujourd’hui et soyons clair, il s’agit du discours sur les prêtres pédophiles, la plupart se considèrent absous par la prière et la repentance. Tout notre enseignement religieux est base sur le pardon du péché. On est éduqué pour pécher, être culpabilisé puis être pardonné d’une main divine.

Lire aussi > L’Eglise catholique du Texas publie une liste de 300 prêtres prédateurs pédophiles

Vous parlez par ailleurs volontiers de la sexualité de certains groupes de population. Vous cultivez le politiquement incorrect !

La sexualité de certaines communautés peut être rendue tellement compliquée que ces complications peuvent en effet, engendrer parfois des effets paradoxaux. Par ailleurs la sexualité sera d’autant moins primaire qu’un certain niveau de liberté, de culture et d’intelligence sensitive est acquis. Pour certains jeunes, jeunes hommes par exemple, culturellement très censurés à cet égard, la découverte de la sexualité pourra être de l’ordre d’une curiosité terriblement crue et scientifique : peu de sentiments, l’expérience avant tout. Quelque part, je le comprends mais quels drames qui pourraient être évités cela peut-il amener.

Que pensez-vous de l’affaire Michael Jackson, qui ressurgit épisodiquement, ici de façon spectaculaire à travers le récent documentaire Leaving Neverland ?

Dénoncer quelle vérité ? Je n’ai pas vu le film, j’en ai entendu parler. Je ne sais donc pas s’il parle des parents de ces enfants, de ceux qui, par nature, sont censés les protéger. Ce type, Michael Jackson, est mort et tout le monde s’accorde à dire qu’il a eu une enfance épouvantable. Il faut savoir faire son deuil et j’en sais quelque chose.

Vous vous situez « entre Maigret et Salomon”. L’année Simenon – les 30 ans de la mort du maître, les 90 ans de Maigret -, ça vous inspire ?
Simenon, c’est « l’homme aux dix mille femmes ». Je pense à ses conquêtes ! Simenon m’évoque avant tout cette sexualité qui renvoie donc à cette création débordante. Je songe aussi à l’alcoolisme de Maigret, il faut quand même bien le dire. Après son vin blanc à 9 heures du matin, il rince avec une bière à 11 heures, prend un petit calva à 15 heures etc. Quand on a lu un Maigret, on a la tête qui tourne.

La suite de l’entretien est à lire dans Paris Match Belgique, édition du 4 avril 2019.

Paris Match
CIM Internet