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La Nouvelle-Zélande interdit officiellement les armes de style militaire

Les armes semi-automatiques seront bientôt interdites en Nouvelle-Zélande. L'opération devrait coûter 120 millions d'euros à l'État. | © Stefan Wermuth/AFP

Société

Après les fusillades de Christchurch qui ont fait 50 morts en mars dernier, le parlement néo-zélandais vote en faveur de la loi interdisant les armes semi-automatiques.


Le parlement néo-zélandais a adopté mercredi une nouvelle réforme qui bannira les armes semi-automatiques de style militaire, après les fusillades perpétrées par un suprémaciste blanc dans deux mosquées de Christchurch, qui avaient fait 50 morts le 15 mars. La Première ministre Jacinda Ardern a plaidé en faveur de cette loi au parlement. « Je n’arrive pas à comprendre comment des armes susceptibles de causer une telle destruction et de semer la mort ont pu être acquises légalement dans ce pays » a-t-elle déclaré.

Nouvelle-Zélande, Jacinda Ardern
La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern. © Marty Melville / AFP

Jacinda Adern a pris la décision de durcir la loi sur les armes peu après avoir été mise au courant du massacre de Christchurch. Elle espérait fortement que le parlement la suivrait dans cette démarche. « Il y a 26 jours, les attaques terroristes les plus dévastatrices qu’ait connues la Nouvelle-Zélande étaient perpétrées. Aujourd’hui, nous nous trouvons ici, dans un hémicycle plus uni que jamais », a-t-elle ajouté.

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Une seule voix contre

La proposition de loi a été approuvée à 119 voix contre 1, l’unique représentant du parti libéral ACT Party s’y étant opposé. La loi devrait prendre effet vendredi avec la signature du Gouverneur général.

Les propriétaires d’armes tombant sous le coup de cette interdiction, telles que les semi-automatiques de style militaire et fusils d’assaut, mais aussi de magazines spécialisés et de munitions correspondantes ont jusqu’à la fin du mois de septembre pour les remettre aux autorités policières. Le gouvernement néo-zélandais finalise actuellement le cadre légal du projet de rachat d’armes de poing, dont le coût est estimé à plus de 200 millions de dollars néo-zélandais (120 millions d’euros).

La réforme sur les armes ne s’arrêtera pas là puisque d’autres questions portant notamment sur un registre d’armes à feu ou l’octroi de licences doivent encore être abordées au cours de l’année.

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Avec Belga

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