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Selon Benoît XVI, les scandales de pédophilie s’expliquent par la révolution des années 60

Benoît XVI

Benoît XVI, en 2017. | © IMAGO

Société

Dans une analyse, l’ancien pape pape Benoît XVI fait un lien notamment entre la pédophilie dans l’Eglise et la révolution sexuelle des années 60.

Le pape émérite Benoît XVI explique les scandales de pédophilie du clergé par la révolution sexuelle des années 60, des idées théologiques nouvelles, ainsi que l’effondrement en Occident de la foi, dans une analyse rendue publique jeudi. « La révolution de 1968 s’est battue pour une complète liberté sexuelle, qui n’admettait plus de normes », souligne le pape émérite allemand dans un texte touffu de 18 pages publié dans Klerusblatt, mensuel bavarois destiné au clergé. « La pédophilie a alors également été diagnostiquée comme permise et appropriée », ajoute-t-il.

Le texte de Benoît XVI, qui s’exprime très rarement depuis sa démission voici six ans, a fait l’effet d’une petite bombe chez certains théologiens ou pour des victimes d’abus sexuels. José Andres Murillo, un Chilien victime d’abus du clergé, a estimé que « le narcissisme théologique » de Benoît XVI avait « fait partie du problème de la culture d’abus et de silence de l’Eglise ». Le théologien américain Brian Flanagan juge pour sa part dans un tweet que le lien que Benoît XVI fait avec les années 60 constitue « une explication fausse et embarrassante ».

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La pédophilie « s’explique par l’absence de Dieu »

Dans son texte, le pape émérite allemand décrit « l’effondrement de grande ampleur » des vocations de prêtres après la révolution sexuelle des années 60. Puisant des exemples dans son Allemagne natale, il raconte aussi comment « le radicalisme sans précédent des années 1960 » a fait souffler une « modernité » dans toutes les strates de la société y compris dans les séminaires formant des prêtres. « Des cliques homosexuelles se sont développées dans différents séminaires », sans trop se cacher, relève-t-il de manière surprenante pour illustrer son propos sur une certaine « dissolution de l’enseignement morale de l’Eglise ».

« Pourquoi la pédophilie a-t-elle pris de telles proportions ? Au final cela s’explique par l’absence de Dieu », devenu une « préoccupation d’ordre privé d’une minorité » de croyants, écrit-il.

Avec Belga

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