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Assange a tenté de créer « un centre d’espionnage » dans l’ambassade d’Équateur

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Le créateur de WikiLeaks devant l'ambassade d'Équateur en 2017. | © Constantin Eckner / dpa.

Société

L’Australien de 47 ans était réfugié depuis sept ans dans l’ambassade d’Équateur pour échapper à un mandat d’arrêt britannique à la suite d’accusations de viol et d’agression sexuelle en Suède.

Julian Assange a tenté de créer un « centre d’espionnage » dans l’ambassade d’Équateur à Londres, a affirmé dimanche le président équatorien Lenin Moreno, justifiant sa décision de retirer l’asile au fondateur de WikiLeaks qui a été arrêté jeudi. Lenin Moreno, qui a accédé au pouvoir en 2017, a regretté dans une interview au quotidien britannique The Guardian que le précédent gouvernement de son pays ait fourni des équipements dans l’ambassade qui ont permis d’« interférer dans les affaires d’autres États ».

Une attitude « absolument répréhensible et scandaleuse »

« Nous ne pouvons pas permettre à notre maison, la maison qui a ouvert ses portes, de devenir un centre d’espionnage », a déclaré Lenin Moreno. « Cette activité viole les conditions d’asile », a-t-il ajouté, assurant que la décision de retirer l’asile à Julian Assange « n’est pas arbitraire, mais repose sur le droit international ».

Le président équatorien a aussi dénoncé l’attitude « absolument répréhensible et scandaleuse » de Julian Assange dans l’ambassade et son « comportement inapproprié en matière d’hygiène ». Selon Quito, Julian Assange aurait notamment souillé les murs avec ses excréments. Interrogée par Sky news dimanche matin, l’avocate de Julian Assange, Me Jennifer Robinson, a réfuté ces accusations, les qualifiant de « scandaleuses ».

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Eviter à tout prix une extradition aux États-Unis

Me Robinson a assuré que l’Australien de 47 ans était prêt à coopérer avec les autorités suédoises si celles-ci demandent son extradition mais que la priorité reste d’éviter une extradition aux États-Unis.

Le fondateur de WikiLeaks est en détention après son arrestation jeudi à l’ambassade d’Équateur de Londres où il avait trouvé refuge il y a sept ans afin d’échapper à un mandat d’arrêt britannique pour des accusations de viol et d’agression sexuelle en Suède, qu’il a toujours niés.

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Le président équatorien Lenin Moreno, en décembre dernier. © RODRIGO BUENDIA / AFP.

La plainte pour agression sexuelle a été frappée par la prescription en 2015, puis la Suède a abandonné les poursuites dans la deuxième affaire en mai 2017, faute de pouvoir faire avancer l’enquête. Mais à l’annonce de l’arrestation, l’avocate de la plaignante a réclamé la réouverture de l’enquête.

Accusé d’avoir permis l’accès à des milliers de documents secret-défense

L’Australien de 47 ans a aussi été arrêté en lien avec une demande d’extradition venant des États-Unis qui l’accusent d’avoir aidé l’ex-analyste du renseignement américain Chelsea Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents classés secret-défense. Cette demande d’extradition sera examinée par la justice britannique le 2 mai.

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En cas de demande d’extradition par la Suède, l’avocate cherchera à avoir les « assurances que nous avons déjà demandées, que (Julian Assange) ne soit pas envoyé aux États-Unis ».
Le président équatorien a déclaré au Guardian avoir eu des « garanties écrites » de la part de Londres que Julian Assange ne serait pas extradé vers un pays où il pourrait être victime de torture, de mauvais traitements ou condamné à la peine de mort.

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