« Bordel de mères » : Le compte Instagram qui dénonce la charge mentale maternelle

« Bordel de mères » : Le compte Instagram qui dénonce la charge mentale maternelle

bordel de mères

Image d'illustration. | © Unsplash / Paul Hanaoka.

Société

Les pressions que subissent les femmes autour de la maternité sont une réalité, que celles-ci désirent des enfants ou non.

 

« Lâchez-nous l’utérus », clame en légende « Bordel de mères« , nouveau compte instagram créé par la journaliste Fiona Schmidt, dont Serena Williams serait sans aucun doute une fan. Sa mission ? Déconstruire les clichés autour de la charge mentale maternelle à travers des témoignages de femmes qui ont subi des pressions autour de la nécessité d’avoir un enfant. Des remarques quotidiennes qui peuvent se révéler lourdes de conséquences et pas faciles à assimiler, aussi bien parce que certaines ne veulent pas d’enfant, ou parce qu’elles ont recours à l’IVG, ou encore parce qu’elles rencontrent des problèmes d’infertilité et que leur entourage leur met la pression.

Rassembler les femmes plutôt que les diviser

Pour Fiona Schmidt, la charge mentale maternelle concerne toutes les femmes. “Toutes celles à qui l’on colle un poupon, une poussette et un berceau pour ‘jouer à la maman’ et qui, dans la cour de l’école, jouent à ‘comment tu appelleras tes enfants plus tard?’, autrement dit, 99,9% des petites Françaises … On est conditionnées à devenir maman avant même de savoir parler, avant même de vouloir être astronaute ou le plus souvent, princesse ou danseuse étoile », explique-t-elle à Cheek Magazine.

Lire aussi > Un premier médicament pour traiter la dépression post-partum

« L’idée du compte est de mettre l’accent sur ce qui rassemble les femmes plutôt que sur ce qui les divise. J’ai remarqué que la question de la maternité est de plus en plus clivante alors qu’elle est paradoxalement censée aller de soi, preuve que la maternité n’est pas si ‘naturelle’ qu’on nous le fait croire, et que ‘l’instinct maternel’ n’est pas tatoué dans l’ADN de toutes les femmes … », poursuit-elle.

Les témoignages repris par le compte traduisent cette pression malsaine qui, parfois, s’exprime dés l’enfance. Celui d’une femme ayant consulté un pédopsychiatre à l’âge de 8 ans car ses parents ne comprenaient pas pourquoi elle n’aimait pas “jouer à la maman » en dit long. 


Une autre raconte une discussion qu’elle a eue avec une copine après avoir eu recours à une IVG :« Lorsque j’ai dit à ma meilleure amie que j’avais avorté, elle a été choquée et m’a dit : ‘mais tu penses à toutes ces femmes qui ne peuvent pas avoir d’enfants ?’ Je ne vois pas le rapport entre leur désir de grossesse et mon corps ». Pour d’autres, l’entourage met la pression pour qu’elles deviennent mamans, comme en témoigne cette jeune femme : « J’ai 21 ans et je suis avec mon chéri depuis plus de 4 ans et comment dire … Tout le monde demande pour quand arrive le bébé. Mais pitié il faut que ça cesse, je ne sais même pas si j’en veux ».

 

Voir cette publication sur Instagram

 

🤦🏼‍♀️🤦🏽‍♀️🤦🏿‍♀️ #lâcheznouslutérus

Une publication partagée par 🆓Lâchez-nous l’utérus🆓 (@bordel.de.meres) le

Lire aussi > Sur Twitter, ce papa dénonce la masculinité toxique dont est victime son fils

Une pression dont les femmes n’ont parfois même pas conscience, et qui les fait beaucoup culpabiliser, que ce soient celles qui ne veulent pas d’enfant ou celles qui ont le sentiment de faillir à leur rôle de mère idéale.

CIM Internet