« Maison de l’horreur » : Les parents tortionnaires condamnés à la perpétuité

« Maison de l’horreur » : Les parents tortionnaires condamnés à la perpétuité

david louise turpin

David Turpin, 57 ans et son épouse Louise, 50 ans, ont été condamnés vendredi en Californie à la réclusion à perpétuité avec une peine de sûreté de 25 ans. | © FREDERIC J. BROWN / AFP

Société

David et Louise Turpin, les parents de la « Maison de l’horreur », ont été condamnés vendredi en Californie à la réclusion à perpétuité pour avoir infligé des tortures à douze de leurs treize enfants pendant des années.

 

Les parents de la « Maison de l’horreur » ont été condamnés vendredi en Californie à la réclusion à perpétuité avec une peine de sûreté de 25 ans, pour avoir infligé des tortures à douze de leurs treize enfants pendant des années.

David Turpin, 57 ans et son épouse Louise, 50 ans, avaient plaidé coupable de 14 chefs d’accusation, dont torture ou séquestration dans cette affaire qui a glacé l’Amérique.

« Je ne comptais pas leur faire de mal »

Avant le prononcé de la peine, ils ont présenté, en pleurs, leurs excuses à leurs enfants, assurant avoir été animés par de « bonnes intentions ». « Je ne comptais pas leur faire de mal », a déclaré David Turpin, tandis que sa femme soulignait son amour pour chacun de ses 13 enfants, aujourd’hui âgés de 3 à 30 ans.

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Pendant des années, le couple avait maintenu ses enfants captifs à leur domicile, rebaptisé « la maison de l’horreur » par les médias américains, situé dans la petite ville de Perris, à une centaine de kilomètres à l’est de Los Angeles. L’alerte avait été donnée en janvier 2018 par l’une des filles qui, après deux ans de préparatifs, avait échappé à leur surveillance.

famille turpin
La famille Turpin sur une photo non datée. © PHOTOPQR/L’EST REPUBLICAIN/Alexandre MARCHI.

Des séquelles toujours présentes

À leur arrivée, les policiers avaient retrouvé certains des enfants enchaînés à leur lit. Tous, sauf la plus jeune, étaient dans des conditions d’extrême saleté et de malnutrition sévère. Déscolarisés, les enfants n’avaient droit qu’à un bain par an et étaient censés dormir 20 heures par jour selon le programme établi par leurs parents.

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Lorsqu’elles n’étaient pas enchaînées, les victimes étaient entravées dans différentes chambres et n’étaient pas autorisées à jouer. Plusieurs souffrent de lésions et déficiences liées à ces privations.

 

Avec Belga

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