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L’heure d’été, c’est ce 24 mars

À 2 heures, il sera 3 heures. | © Flickr

Société

Mise en place au début du 20ème siècle pour réduire la consommation énergétique, remise à l’honneur dans les années 70 lors de la crise pétrolière, l’heure d’été fait couler chaque année beaucoup d’encre et de salive. Tout en instaurant le rythme immuable de l’horloge qui avance d’une heure durant la nuit.

En avril tu avances, en octobre tu recules d’une heure. Petit mantra appris enfant qu’on répète inlassablement depuis 1916 en Grande-Bretagne et Allemagne, depuis 1918 aux USA et seulement depuis les années 70 en France ou en Belgique. Et l’heure d’été est loin d’être une norme universelle : la plupart des pays autour de l’Equateur ne connaissent pas cette notion tout comme des pays tels que la Turquie, l’Islande ou le Brésil ont abrogé récemment l’heure d’été jugée inutile.

L’heure d’été nourrit en effet bien des controverses. Ses effets sur la santé seraient très négatifs (augmentation des accidents cardiaques, troubles du sommeil chez les enfants, progression des suicides), mais l’heure d’été serait également près du niveau zéro de l’utilité en terme de gain énergétique : il fait jour plus tard le soir mais par contre le jour met plus de temps à se lever. Dans une société comme celle que nous connaissons aujourd’hui, l’intérêt semble donc très limité.

Autres victimes du changement d’heure : les animaux. Les vaches par exemple produiraient moins de lait dans les jours suivants un changement d’heure.

Pour beaucoup la solution serait plutôt d’aménager les horaires selon les durées du jour que de changer artificiellement les heures.

En attendant que tout cela change éventuellement, n’oubliez pas de changer les horloges, montres et réveils qui doivent l’être. Mais attention : à l’heure des objets connectés, il est de moins en moins nécessaire de jouer du gousset au moment de se coucher : la fée internet s’en charge souvent pour vous.

Et donc, à 2 heures, il sera 3 heures. Et donc vous perdrez une heure de sommeil.

Et si demain, tel le lapin d’Alice vous êtes en retard : rejetez la faute sur Benjamin Franklin qui a eu cette idée folle en 1784.

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