La science a (enfin) une solution contre le vin bouchonné

La science a (enfin) une solution contre le vin bouchonné

vin bouchonné

Un vin bouchonné est généralement dû à des molécules libérées par le bouchon de liège. | © Flickr / Domiriel

Société

Fini les mauvaises surprises ; des chercheurs suisses ont mis au point un détecteur de vin bouchonné.

 

Avis aux amateurs de vin : des chercheurs suisses ont développé un « capteur » pour révéler si leur boisson favorite a le goût de bouchon. Il détecte clairement la molécule donnant ce goût particulier au vin, même en très petites quantités.

Comme le rappelle une étude publiée mardi par l’Université de Fribourg, un vin bouchonné est généralement dû à des molécules libérées par le bouchon de liège. Celles-ci sont souvent issues des fongicides avec lesquels le chêne-liège a été traité. En collaboration avec l’Université de Bordeaux, le rapport précise que le « capteur » conçu par les chercheurs – un réseau supramoléculaire poreux et spongieux – est basé sur la fluorescence.

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Dès que des molécules du bouchon sont présentes et se nichent dans les pores de la substance de détection, un signal visuel est émis. Concrètement, si cela se produit, le « capteur » n’est alors plus fluorescent, indiquant une dégradation de la qualité du vin. La substance de détection peut être utilisée sous forme de solution ou sur une bande de papier, précise le communiqué.

vin bouchonné
L’étude vient d’être publiée dans le magazine Inorganic Chemistry© Pexels / Markus Spiske

Valable pour les pesticides ou les explosifs

Cette méthode ne s’adresse pas qu’aux œnologues ou aux amateurs de vins. La substance réagit aussi à des pesticides ou des herbicides autorisés dans certains pays, mais interdits en Suisse, dont on pourrait par exemple détecter des traces dans les fruits ou les légumes. La substance réagit également aux explosifs, permettant une possible application pour la détection de matières explosives dans les aéroports, précise l’Université de Fribourg.

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Les chercheurs ont été dirigés par la professeure Katharina Fromm et Serhii Vasylevskyi, doctorant, du Département de Chimie de l’Université de Fribourg. L’étude vient d’être publiée dans le magazine Inorganic Chemistry.

 

Avec Belga

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