#BalanceTonMetro : Les femmes agressées dans les transports en commun témoignent

#BalanceTonMetro : Les femmes agressées dans les transports en commun témoignent

balancetonmetro

Image d'illustration. | © Matthew Henry / Unsplash

Société

Sur Twitter, les témoignages se multiplient sous le hashtag #balancetonmetro pour dénoncer le harcèlement sexuel dans les transports publics. 

« Un type m’a suivi dans le métro. Il m’a touché les fesses et la poitrine. Je n’ai croisé aucun agent sur ma route, j’ai appelé à l’interphone. Personne ne m’a répondu. Je ne savais pas quoi faire. » Anaïs Leleux, membre du collectif #NousToutes, raconte l’aggression sexuelle dont elle a été victime au Parisien ce dimanche. Dans la semaine, les collectifs féministes #NousToutes et Les Effrontées ont lancé le hashtag « BalanceTonMetro » sur les réseaux sociaux. En quelques jours l’expression est devenue virale.

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Des centaines de témoignages

Dans la foulée, des dizaines de femmes ont partagé leurs expériences d’agressions sexuelles dont elles ont été victimes dans les transports parisiens. La majorité des messages des victimes qui s’en sont suivis font froid dans le dos comme celui de Margaux Baralon, journaliste chez Europe 1  :


Malheureusement, malgré la médiatisation du phénomène de harcèlement sexiste suite à #metoo et de plusieurs campagnes de sensibilisation, le phénomène est loin d’être résolu. Regards insistants, frottements, mains aux fesses, hommes qui se masturbent sur elles : les témoignages de femmes s’accumulent, ainsi que le sentiment d’impuissance.

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« Pervers Lachaise »

Des militantes féministes ont créé des affiches reprenant les noms des stations de métro parisiennes détournées. On peut notamment y lire : « Porc Royal », « Pervers Lachaise » ou encore « Mon corps, mon Temple ». D’autres ont mené une action coup de poing dans les couloirs du métro de Paris pour « dénoncer l’insécurité des femmes dans les
transports »
.

Elles ont chanté une reprise de « Balance ton Quoi » de la chanteuse Angèle pour dénoncer également la responsabilité de la Régie de transports parisiens: « Laisse-moi te chanter, à toi ma chère RATP, que je ne prendrai plus le métro, les harceleurs j’en ai plein le dos, on ira bosser à vélo ». Histoire de se faire (un peu plus) entendre.

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