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La Colombie offre un million de dollars pour arrêter un ex-chef des Farc

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Les magistrats Ivan Gonzalez Amado, Julieta Lemaite, Catalina Diaz Gomez et Javier Parra Vera arrivant le 26 avril à l'audition de l'ex-chef des Farc 'El Paisa'. | © Juan Barreto / AFP

Société

Malgré l’accord de paix signé en 2016, les relations restent tendues entre les autorités colombiennes et les ex-guérilleros.

 

Le gouvernement colombien a offert samedi une récompense d’un million de dollars en échange de tout renseignement permettant l’arrestation d’Hernan Dario Velasquez, alias « El Paisa », un ex-chef des Farc accusé de ne pas avoir respecté l’accord de paix de 2016.

Cette annonce du ministre de la Défense, Guillermo Botero, intervient au lendemain de la demande d’arrestation d’Hernan Dario Velasquez par la justice de paix en Colombie, chargée de juger les crimes du conflit armé dans ce pays. Il s’agit de la première sanction contre un ex-chef guérillero pour non respect de l’accord de paix de 2016.

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Sur son compte Twitter, le ministre a promis « trois milliards de pesos (environ 930 000 dollars) contre toute information nous permettant d’arrêter ‘El Paisa’ afin qu’il réponde de ses crimes ». Lors d’une apparition publique dans la ville de Pereira (centre-ouest), M. Botero a présenté une affiche de la police avec la photo de l’ex-guérillero ainsi que le montant de la récompense.

Sans nouvelles depuis juin 2018

La localisation de l’ancien commandant rebelle est inconnue depuis juin 2018. Ce dernier ne s’est donc pas présenté à trois convocations devant la Juridiction spéciale de paix (JEP) dans le cadre du dossier sur des milliers d’enlèvements attribués à l’ex-guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc). En conséquence, la JEP a décidé de « révoquer la liberté conditionnelle dont il bénéficiait », a annoncé la juge Catalina Diaz en lisant la décision vendredi soir. L’objectif est qu’il « comparaisse devant cette cour pour rendre des comptes (…) dans les différents dossiers examinés par ce tribunal », a-t-elle ajouté.

Soupçonné de multiples assassinats et enlèvements, « El Paisa », qui commandait un corps d’élite de l’ex-guérilla marxiste, a quitté l’an dernier la zone du sud du pays où il devait suivre un processus de réinsertion sociale et économique. Il a disparu avec l’ex-négociateur de paix Ivan Marquez, arguant du non respect de l’accord par le gouvernement, ainsi que d’un manque de garanties juridiques et de sécurité pour les ex-guérilleros, suite à l’arrestation en avril 2018 d’un autre chef Farc, Jesus Santrich, accusé de trafic de drogue par les États-Unis.

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La JEP l’a cité à comparaître, ainsi que 30 autres ex-commandants Farc, entre février et mars pour les entendre à propos du dossier sur les enlèvements. Plusieurs d’entre eux ont déjà comparu, dont le leader de l’ex-guérilla et parti Farc, Rodrigo Londoño, alias « Timochenko ». Ces comparutions se déroulent dans un climat de tension avec le président de droite Ivan Duque, que le parti Force alternative révolutionnaire commune (Farc) accuse de vouloir « détruire » l’accord de paix.

Avec Belga

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