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Alerte terroriste oblige, la Ville de Liège n’acceptera plus de nouvelles manifestations

Depuis que la menace terroriste a été montée au niveau 3, l'addition a augmenté pour la Ville de Liège | © Belga

Société

En conséquence du maintien du niveau d’alerte terroriste à 3 par l’Organe de coordination pour l’analyse de la menace (Ocam), la ville de Liège a inscrit une somme de 800.000 euros supplémentaires au budget 2017 de sa zone de police, a-t-on appris lundi lors du conseil communal.

Cette augmentation s’est justifiée par les heures supplémentaires prestées par les agents de police et les mesures prises conformément aux recommandations de l’Ocam, notamment lors de grands événements sportifs.

Réflexion sur le budget

Une réflexion portera sur les manifestations et le budget, a répondu lundi soir Willy Demeyer, bourgmestre de Liège, à l’interpellation du cdH Michel de Lamotte qui l’interrogeait sur la capacité des forces de l’ordre à assurer à l’heure actuelle l’encadrement d’événements.

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Plus de nouvelles manifestations

Dans ce contexte de niveau 3 de la menace terroriste, le bourgmestre de Liège a précisé qu’il a été décidé de ne plus accepter de nouvelles manifestations qui n’auraient pas été inscrites au planning et qui n’auraient pas déjà été organisées.

Surcharge de travail

Une mesure qui ne manquera pas de diviser l’opinion publique liégeoise. En décembre dernier, le conseiller communal liégeois Ecolo Guy Krettels soulignait ainsi à la RTBF que « le maintien durable en alerte OCAM 3 a engendré une très importante surcharge de travail pour notre police. En commission police, on nous a donné le chiffre de 63 équivalents temps-plein sur un effectif de 1060 policiers, soit pas moins de 6% des policiers occupés par cette alerte 3″.

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Un levier pour forcer des mesures

Sans compter le coût d’autres mesures de sécurité, comme les 243 000 euros investis pour l’extension du réseau de surveillance. Si les démarches entreprises ont de quoi rassurer, gare toutefois à ne pas faire de l’excès de zèle. Ainsi que le soulignait Paul Van Tigchelt, directeur de l’OCAM, en septembre dernier, « Nous ne sommes pas responsables des mesures prises. Mais dans le passé, il est arrivé que l’OCAM soit utilisé comme levier pour forcer certaines mesures ». Une seule solution, la manifestation ?

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