Portrait-robot : Les agresseurs homophobes sont généralement des jeunes hommes agissant en bande

Portrait-robot : Les agresseurs homophobes sont généralement des jeunes hommes agissant en bande

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Image d'illustration. | © Unsplash / Max Templeton.

Société

Une étude française a tenté de dresser le portrait robot des auteurs d’actes homophobes, alors qu’en Belgique les violences ou les discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre ont bondi de 38% par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

 

Injures, attouchements, violences, destructions de bien. Selon une étude française rendue publique ce lundi, plus d’une personne LGBT sur deux (55%, +2 pts) déclare avoir fait l’objet d’une agression homophobe, quelle qu’elle soit, au cours de sa vie. Cette enquête réalisée par l’Ifop a tenté de faire le portrait-robot de ceux qui commettent ces agressions.

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Dans la majorité des cas, l’agresseur est un homme (78%) de moins de 30 ans (75%), qui agit en présence d’un groupe (61%), même si peu de victimes disent avoir été agressées par plusieurs personnes en même temps (21%). Et au total, 22% des LGBT ont déjà fait l’objet d’une agression physique à caractère homophobe (gifles, coups…). C’est une « hausse significative » de cinq points, souligne l’Ifop, par rapport à sa dernière étude sur le sujet, publiée en juin 2018.

Des « stratégies d’invisibilité »

Cet « environnement homophobe » conduit de nombreuses personnes LGBT à adopter des « stratégies d’invisibilité », comme éviter de se tenir la main (62%) ou de s’embrasser (63%) en public, et des « stratégies d’évitement », comme ne pas se rendre dans certains quartiers (37%) ou rentrer seul chez soi (33%), observe l’Ifop.

Au début du mois, Unia, institution publique indépendante qui lutte contre la discrimination en Belgique, dévoilait qu’il n’y a jamais eu autant de cas connus d’agression et de discrimination fondées sur l’orientation sexuelle des victimes qu’en 2018. L’an dernier, 125 cas ont été traités par Unia, de « personnes qui se sentaient victimes de discrimination parce qu’elles étaient homosexuelles ». Soit « une augmentation de 38% par rapport à la moyenne des cinq dernières années ».

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© Unsplash / Peter Hershey.

Ce total comprend des faits très divers, des agressions physiques (17) et verbales (42) aux refus de louer une habitation ou de servir un couple homosexuel (17 incidents avec locataires ou clients). 125 dossiers, cela représente une augmentation importante par rapport au total de 84 de 2017, ou aux 104 dossiers de 2016.

« En théorie, la plupart des gens n’ont aucun problème avec le mariage homosexuel jusqu’à ce qu’ils voient deux hommes marcher main dans la main. C’est à ces moments-là que nous observons une homophobie sous-jacente dans différents groupes allant de voisins intolérants à des étudiants du milieu d’extrême droite », commente le directeur d’Unia, Patrick Charlier, qui estime que l’on ne peut pas parler vraiment d’acceptation totale des personnes LGBT dans notre société.

Une dure réalité qui perdure

Si l’on ne peut pas affirmer que l’homophobie « augmente », il est en revanche clair que « la violence verbale et physique contre les personnes homosexuelles est encore une réalité dans notre pays », une réalité rendue davantage visible par « les réseaux sociaux et les médias », conclut Unia dans son rapport.

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En mars dernier, la région de Bruxelles-capitale annonçait la mise en place d’un grand projet (s’adressant à toutes les victimes de LGBTQI+-phobie) contre les violences ou les discriminations liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre. L’objectif étant d’avoir une vue plus précise des actes homophobes et transphobes en région bruxelloise.

La journée mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie arrive à grand pas ce vendredi 17 mai, alors que tout le week-end la Belgian Pride investira différents lieux de la capitale.

Avec Belga

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